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Colère lycéenne : le ministre de l'Éducation Édouard Geffray ne veut pas modifier le calendrier du bac

Édouard Geffray assure n'avoir "pas l'intention de toucher aux examens" pour tenir compte des heures perdues par les lycéens du fait du mouvement en cours.

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray le 2 octobre 2026.

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray ne veut pas modifier le calendrier du bac pour tenir compte des heures perdues par les lycéens du fait du mouvement en cours, indique-t-il dans une interview publiée samedi 7 novembre par Le Parisien.

"Je vais être très clair : je n'ai pas l'intention de toucher aux examens. On ne peut pas dire, d'un côté, qu'on veut un diplôme national, et de l'autre, qu'on peut l'aménager en fonction des situations de chacun", déclare-t-il lors d'un échange avec des lycéens, des parents et des professeurs organisé par le journal. "Toutefois, dans les établissements où les élèves ont été empêchés d'aller en cours, nous sommes en train de regarder pour allouer des moyens supplémentaires, notamment des cours de rattrapage", ajoute-t-il.

Les échéances prévues par Parcoursup ne seront plus modifiées

Selon le ministre, les deux tiers des lycées n'ont connu aucune perturbation, ou n'ont connu que des "perturbations très légères sur une à deux journées". Pour rattraper le retard, "il faut regarder dans le détail, adapter le contrôle continu, peut-être lisser sur un semestre plutôt que sur un trimestre", explique-t-il.

Les échéances prévues par Parcoursup, le système d'aiguillage des lycéens vers l'enseignement supérieur, ne seront pas non plus modifiées, précise Édouard Geffray. "Je ne veux pas parler à la place du ministre de l'Enseignement supérieur, mais bousculer le calendrier de Parcoursup cette année, ce serait mettre en danger tout le monde. Cela n'empêchera pas de transformer la plateforme", note-t-il.

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Pour cette année, le gouvernement promet en revanche de "mettre fin à la lettre de motivation obligatoire" sur Parcoursup, alors que "certaines formations ne (la) lisent même pas", relève Édouard Geffray. Par ailleurs, dit-il, "on organise la transparence totale sur les critères et les algorithmes locaux utilisés par les établissements d'enseignement supérieur pour sélectionner leurs élèves".
"Les élèves refusés pourront savoir pour quel motif ils n'ont pas été retenus", souligne-t-il.

Lundi aura lieu la première réunion du "comité de réforme" du système d'orientation, dont les organisations lycéennes réclament la suppression. Le Premier ministre réunira lundi, dans les locaux de Matignon situés avenue de Ségur à Paris, les représentants des lycéens et des étudiants "pour un premier temps d'échange" de 15h30 à 17h, avant une réunion plus spécifiquement dédiée à Parcoursup prévue de 17h à 19h.

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