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Benoît Hartmann regrette qu'il ait fallu "4 jours" pour mettre en place la circulation alternée

REPLAY / INVITÉ RTL - Le porte-parole de France Nature environnement propose aussi de mettre en place un système de zones basses émissions pour les zones urbaines.

Vue de Paris, le 18 mars 2015. (Illustration)
Vue de Paris, le 18 mars 2015. (Illustration)
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
Benoît Hartmann regrette qu'il ait fallu "4 jours" pour mettre en place la circulation alertée
07:07
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Pour lutter contre la pollution aux particules fines qui sévit notamment en Île-de-France, la circulation alternée va être mise en place lundi 23 mars. "Dans le centre des villes, le responsable (de cette pollution, ndlr) c'est les transports en véhicule, explique Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Dès que l'on a un moteur à explosion, on émet des pollutions. En ce moment, ce que l'on appelle la pollution de printemps. C'est un mélange entre les oxydes d'azote produits par les véhicules diesel et essence et les mélanges agricoles avec le lisier que l'on épand et qui se mélange avec l’ammoniaque et ça forme ces particules fines que l'on a en cette saison."

Des alertes de plus en plus fréquentes au fil des ans. "Les dépassements de seuil sont de plus en plus fréquents et pas qu'à Paris, prévient Benoît Hartmann. En régions aussi même dans des zones 'naturelles' comme les Alpes les limites sont franchies là où il y a des tunnels par exemple et où la pollution s'accumule".

La circulation alternée arrive beaucoup trop tard

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement

après un bras de fer entre la ministre de l'Écologie Ségolène Royal et Anne Hidalgo, cette dernière souhaitant une mise en place plus précoce de la circulation alternée, cette mesure est mise en place après plusieurs jours de niveau critique de pollution de l'air. "Elle vient beaucoup trop tard. L'idéal serait de pouvoir faire cette alternance avant le pic. C'est bien dommage d'attendre 4 jours de dépassement du pic pour se décider de baisser de 10% - parce que c'est tout ce que ça fait - les émissions..." regrette-t-il. "Nous ce que l'on demande, c'est que l'on donne cette autorité aux maires".

Autre idée, impopulaire et difficile à mettre en oeuvre : créer des zones de faibles émissions comme nos voisins. "Plus on va dans le centre-ville, là où il y a une grande concentration de population, plus les véhicules propres ont le droit de rentrer profondément dans la ville, les plus sales restant à l'extérieur", propose Benoît Hartmann. "En s'attaquant aux causes nous pouvons réduire la pollution comme nos voisins. À Berlin, ils ont réussi à diviser par 8 la concentration de particules grâce à ces zones".

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