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Benoît Hamon avait été "mis en garde" concernant Thierry Marchal-Beck

Le candidat PS à la dernière présidentielle a reconnu avoir été "mis en garde" concernant des comportements non adaptés de l'ancien président du MJS. Il réfute avoir eu connaissances d'agressions sexuelles.

Benoît Hamon, le 24 mars 2017
Benoît Hamon, le 24 mars 2017
Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Martin Planques

Benoît Hamon a reconnu que l'une des victimes présumées de Thierry Marchal-Beck, ancien patron du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) l'avait "mis en garde contre le fait qu'il n'avait pas forcément des comportements adaptés, sans aller au-delà". Invité d'Europe 1, le lundi 20 novembre, l'ancien candidat à l'élection présidentielle a commenté les accusations de 8 femmes pour harcèlement et agressions sexuelles à l'encontre d'un homme qui fut l'un de ses collaborateurs.

"Je le connais bien, oui", a confié Benoît Hamon concernant l'ancien cadre du MJS. En avril 2014, Thierry Marchal-Beck l'a rejoint au cabinet du ministère de l’Économie sociale et solidaire, puis l'a suivit à l’Éducation nationale en tant que chef adjoint du cabinet. Thierry Marchal-Beck a aussi travaillé dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon pour la présidentielle de 2017. 

Qu'est-ce que j'ai raté et en quoi j'ai été fautif"

Benoît Hamon

"Parmi les victimes il y a des femmes que je connais, mais dont j'ignorais qu'elles avaient été victimes" a confié Benoît Hamon. "Je suis comme la plupart des individus qui se disent : 'qu'est-ce que j'ai raté et en quoi j'ai été fautif pour laisser des comportements comme ceux-là se développer'". L'ex-socialiste n'a pas hésité à assumer et à se remettre en question. 

"On est confrontés, comme dans toutes les organisations, a des informations sur le fait que quelqu'un est un séducteur mais un séducteur un peu pénible" a-t-il confié avant de questionner : "Comment fait-on la différence entre ce qui relèverait de la liberté sexuelle, du rapport consenti entre deux personnes et de l'abus de pouvoir, de l'abus réel qui conduit au harcèlement, de l'agression jusqu'au viol. C'est tout cela dont on doit tenir compte aujourd'hui". Benoît Hamon a affirmé vouloir contacter Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, pour se renseigner sur un moyen d'évaluation des comportements "pour être mieux en capacité de lutter contre le harcèlement ou les agressions sexuelles".

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