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"Aucun drapeau n'a été piétiné ni détérioré" : Rima Hassan s'explique sur son geste au Parlement européen

L'eurodéputée se défend d'avoir piétiné un drapeau israélien et un européen au Parlement lors d'une exposition. Elle explique avoir retiré celui d'Israël en raison des propos de l'artiste invité contre la Palestine et que celui de l'UE est tombé à cause d'un "déséquilibre".

L'eurodéputée LFI Rima Hassan le 14 juin 2025

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

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Un geste pour dénoncer le "génocide en cours" à Gaza. Rima Hassan est accusée d'avoir renversé des drapeaux israélien et européen lors d'une exposition consacrée à l'attaque du 7-Octobre 2023 en Israël au Parlement européen. La députée européenne s'est expliquée sur X ce mardi 6 octobre, expliquant ne pas avoir "piétiné" ou "détérioré" quoi que ce soit. 

"Lundi, contrairement à ce qui est rapporté, un événement non officiel était organisé avec la représentation diplomatique de l'État d'Israël et l'AJC (American Jewish Committee), épinglée pour sa promotion de la colonisation via des voyages de députés européens dans les territoires occupés", commence la députée insoumise, expliquant que s'y trouvaient notamment "des colliers de la carte d'Israël englobant Gaza et les territoires occupés". 

"Jamais un drapeau Russe ne serait admis dans l’enceinte de l’institution"

"Lors d'un échange, l'artiste invité, Yaron Bob, est allé plus loin en niant l'existence même de la Palestine et des Palestiniens. Je cite : 'La Palestine n'existe pas. C'est une chimère, comme les licornes', puis 'il n'y a pas de réfugiés palestiniens, ni de Palestiniens'", continue-t-elle. Rima Hassan explique alors avoir retiré le drapeau israélien de son support et que celui de l'UE est tombé sous l'effet d'un déséquilibre. "Aucun drapeau n'a été piétiné ni détérioré ni jeté", martèle-t-elle. 

"Mon geste s'inscrit dans la dénonciation du génocide en cours, des violations du droit international et de ce deux poids, deux mesures incessants et insoutenables : jamais un drapeau Russe ne serait admis dans l’enceinte de l’institution. L’État d’Israël qui est partenaire de cet événement à travers son ambassade, bénéficie toujours d’une impunité totale", dénonce Rima Hassan. 

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Elle assure que son geste "ne visait en aucun cas les personnes commémorées ni leur mémoire" et explique avoir écrit à la présidente du Parlement européenne pour qu'elle "rende suite aux sollicitations des journalistes pour rendre publiques les vidéos afin de ne pas laisser l'opacité entretenir les fake news". 

Le Parlement prend "cette affaire extrêmement au sérieux"

La présidente de l'institution Roberta Metsola a indiqué lors de la séance plénière à Strasbourg ce mardi qu'un "membre de cette Assemblée a été filmé apparemment en train de dégrader une exposition".  "Nous prenons cette affaire extrêmement au sérieux et toutes les mesures appropriées prévues par nos procédures sont en cours, y compris le respect du droit de la personne concernée à être entendue", a-t-elle ajouté. 

L'affaire a rebondi dans l'Hexagone, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot appelant à "des sanctions exemplaires" du Parlement européen si les accusations étaient avérées. "Je souhaite que les commémorations puissent se dérouler dans les meilleures conditions, en rappelant que 51 de nos compatriotes ont perdu la vie" lors de cette tragédie, a déclaré Jean-Noël Barrot devant l'Assemblée nationale.

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