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Affaire Karachi : Sarkozy entendu comme témoin par les juges

L'ancien président de la République pourrait désormais être entendu en tant que témoin assisté.

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy
Crédit : MARTIN BUREAU AFP
Julien Absalon
Julien Absalon

L'enquête de ce serpent de mer judiciaire semble s'accélérer. Dans l'affaire Karachi, en parallèle de la mise en examen de l'ancien premier ministre Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy a été entendu comme témoin par les juges d'instruction. Le Parisien rapporte jeudi 1er juin que l'audition, menée par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR), s'est tenue le 2 mai.

Cette audition n'a pas débouché sur la quelconque poursuite et la mise en lumière d'une éventuelle responsabilité de Nicolas Sarkozy qui fut ministre du Budget au cours de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur de 1995, sur laquelle pèsent des soupçons de financement occulte. Si l'option d'une mise en examen n'a pas été retenue par les magistrats, d'après le quotidien, l'ancien chef de l'État pourrait néanmoins être entendu prochainement sous le statut de témoin assisté. Cette procédure implique que des éléments supposent une implication de l'intéressé dans les faits, sans pour autant que le faisceau d'indices soit suffisant. Un témoin assisté peut alors accéder au dossier mais ne peut réclamer de nouveaux actes d'enquêtes.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explosait à Karachi, tuant quinze personnes dont onze employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d'un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement Balladur.

L'enquête terroriste, qui privilégiait au départ la piste d'Al-Qaïda avant de s'en éloigner en 2009, a conduit à révéler l'affaire d'un financement occulte présumé au profit de la campagne d'Édouard Balladur pour la présidentielle de 1995. Une seconde enquête avait alors été ouverte sur ce volet financier en 2011, confiée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

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