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Affaire Fillon-Jouyet : la justice ordonne une relaxe générale

Le tribunal correctionnel a tranché. Les deux journalistes du "Monde" n'ont pas diffamé l'ancien Premier ministre.

Jean-Pierre Jouyet et François Fillon le 12 novembre 2008 à l'Élysée (archive).
Jean-Pierre Jouyet et François Fillon le 12 novembre 2008 à l'Élysée (archive).
Crédit : GERARD CERLES / AFP
Julie Coste & AFP

Le tribunal correctionnel de Paris relaxe, ce jeudi 9 juillet, Jean-Pierre Jouyet et les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, que François Fillon accusait de diffamation. Le secrétaire général de l'Élysée avait affirmé aux deux reporters que l'ancien Premier ministre lui avait demandé de faire accélérer les poursuites contre Nicolas Sarkozy. 

En novembre dernier, dans les colonnes du quotidien et dans leur livre Sarko s'est tuer, Gérard Davet et Fabrice Lhomme écrivent que, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon demande au secrétaire général de la présidence Jean-Pierre Jouyet que l'Elysée intervienne sur la justice contre l'ancien président pour empêcher son retour. Déterminé à laver son honneur, l'ancien Premier ministre, concurrent de Nicolas Sarkozy pour la candidature des Républicains (ex-UMP) pour la présidentielle de 2017, assure qu'il n'a jamais tenu de tels propos. Convaincu que Jean-Pierre Jouyet est en "service commandé", François Fillon se pose en victime d'une "opération" visant à le "décrédibiliser" et à "semer la zizanie" au sein de sa famille politique. 

"On ne saura jamais" ce qui s'est passé

Maintenant leurs informations, les journalistes du Monde rétorquent que cette thèse n'a aucun sens. Dans leur offre de preuve, ils produisent 9 minutes extraites de l'enregistrement de leur rencontre avec Jean-Pierre Jouyet. Le secrétaire général de l'Élysée est lui aussi poursuivi en diffamation. Le troisième participant à ce fameux repas, Antoine Gosset-Grainville, défend quant à lui la version de François Fillon. 

Au terme d'une journée d'audience marathon le 28 mai, "on ne sait toujours pas ce qui s'est passé et on ne le saura jamais", avait conclu la procureure Annabelle Philippe. La magistrate du parquet avait conclu à la relaxe générale. 

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