1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Aéroport de Toulouse : l'État d'abandonne la privatisation
1 min de lecture

Aéroport de Toulouse : l'État d'abandonne la privatisation

INVITÉ RTL - Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental de la région Occitanie, estime qu'"il était temps" de renoncer à céder l'aéroport à une entreprise chinoise.

L'aéroport de Toulouse Blagnac (Haute-Garonne)
L'aéroport de Toulouse Blagnac (Haute-Garonne)
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
Aéroport de Toulouse : l'État d'abandonne la privatisation
06:45
Aéroport de Toulouse : "une bonne décision" de l'État d'abandonner sa privatisation
04:42
Julien Sellier

C'est un revirement de situation : l'aéroport de Toulouse ne sera finalement pas privatisé, il ne deviendra pas "chinois". L'État a renoncé lundi soir à céder ses parts au groupe asiatique Casil, qui détient 49% de la plateforme, et qui devait devenir majoritaire. Finalement, Emmanuel Macron et le gouvernement ont changé d'avis. Il y a quelques semaines, les élus locaux et les collectivités avaient interpellé les autorités pour leur demander d'abandonner le projet de privatisation.

"Soulagé", Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental de la région Occitanie, estime qu'"il était temps" de renoncer. "C'est une très bonne décision, qui était attendue", se félicite l'élu. D'autant plus que la privatisation de l'aéroport de Toulouse était un marqueur fort d'Emmanuel Macron, alors qu'il était encore ministre de l'Économie.

"Les infrastructures de transport et énergétiques (...) doivent rester entre les mains des instances publiques", insiste Jean-Louis Chauzy. L'État, qui possède 10% de la plateforme, 49% revenaient donc au groupe chinois et le reste pour les collectivités locales : la cohabitation n'a pas été toujours facile. "Un total marché de dupes", surenchéri même le président du conseil économique, social et environnemental d'Occitanie. Et d'ajouter: "Je demande aujourd'hui publiquement qu'il y ait un nouvel appel d'offre".

Vinci ? Eiffage ? Plusieurs rumeurs circulent sur de potentiels acheteurs des parts de l'entreprise chinoise. Pour Jean-Louis Chauzy, quoi qu'il advienne, "ce n'est pas aux collectivités de gérer un aéroport international". Et de conclure : "Soyons patriotes, prenons de grands opérateurs français qui ont la compétence, et qui sauront passer un contrat de gouvernance avec les collectivités".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/