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Pic de pollution : ce qu'il faut savoir pour protéger sa santé

DÉCRYPTAGE - Est-il possible de faire du sport ? Quel moyen de transport privilégier ? Le point sur les pratiques à adopter en période de pic de pollution.

La pollution visible aux pieds de la tour Eiffel, le 11 mars à Paris
La pollution visible aux pieds de la tour Eiffel, le 11 mars à Paris
Crédit : AFP/JOEL SAGET
La rédaction numérique de RTL & AFP

Plus de 30 départements sont en alerte maximale aux particules fines, ce samedi 15 mars. Les particules fines pénètrent profondément dans les voies respiratoires et peuvent causer des inflammations telles que la toux ou des maux de tête, essentiellement chez les personnes les plus fragiles. Ces particules ont été classées "cancérigènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il existe pourtant quelques pratiques permettant de s'en protéger.

Le sport : à éviter pour les personnes fragiles

Le Haut conseil de la santé publique conseille aux personnes vulnérables ou sensibles d'éviter les activités physiques, en plein air et à l'intérieur. Pour le pneumologue Michel Aubier, interrogé par RTL, "cela a du sens pour les personnes souffrant d'asthme ou de problèmes cardiaques."

En revanche, "pour les personnes bien portantes, il vaut mieux être dehors et bouger plutôt qu'à l'intérieur et ne rien faire", estime le médecin. Tant que des symptômes tels que fatigue inhabituelle, mal de gorge, toux, essoufflement ou palpitations, ne sont pas ressentis, il n'y pas de raison de s'abstenir de faire du sport, selon le Haut conseil de la santé publique.

La voiture et les routes : s'en éloigner le plus possible

Prendre la voiture, c'est contribuer à polluer encore plus l'atmosphère, mais c'est également s'exposer encore plus à la pollution.Contrairement à ce qu'on peut croire, l'intérieur d'une voiture a plus tendance à garder la pollution qu'à nous en protéger

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Une étude comparative menée à Toulouse a montré que l'automobiliste subit des niveaux plus importants de dioxyde d'azote, de monoxyde de carbone et de benzène que le piéton, le cycliste, mais aussi l'usager du bus et du métro.

D'une manière générale, il est conseillé de s'éloigner des axes routiers très fréquentés et donc très pollués.

Le vélo : la meilleure solution de transport

Selon la même étude, le cycliste est celui qui s'expose le moins à la pollution, car il est moins directement plongé dans le trafic et échappe à l'effet accumulation. Certes, le cycliste inhale trois fois plus d'air que l'usager du métro, mais la pratique du vélo reste globalement plus bénéfique pour la santé, note l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).

Par ailleurs, dans le métro, les concentrations en particules (poussières de ballast et issues des systèmes de freinage des trains) sont plus importantes qu'à l'extérieur.

A la maison : aérer, éviter les produits polluants

Se cloîtrer chez soi pour éviter les particules ? Pas question. Il est au contraire conseillé de continuer à aérer son logement. L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) recommande également de "s'assurer que les systèmes de ventilation fonctionnent correctement".

Les sources de pollution intérieure telles que le tabac, l'encens, les bougies parfumées ou les produits ménagers non écologiques sont aussi à éviter.

Enfin, inutile de se ruer sur des masques de protection tels que ceux des chirurgiens. "Ça n'arrête pas les particules et en plus c'est très gênant pour respirer", souligne le pneumologue Michel Aubier.

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