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"On recense encore des fausses alarmes" : les vigilances de Météo-France sont-elles fiables ?

Créé en 2001, le dispositif de vigilance de l'établissement public est un outil essentiel pour la prévention des risques. Mais la météo n'est pas une science exacte. Certains phénomènes sont difficiles à localiser avec précision.

Les prévisions de Météo France

Crédit : Romain Longieras / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Anthony Kaczmarek

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Parfois critiquée, la carte de vigilance de Météo-France est pourtant un outil essentiel pour prévenir la population des risques encourus lors d'événements météorologiques dangereux. Certains accusent parfois l'agence de crier au loup, en tartinant en orange trop de départements, d'autres au contraire s'interrogent quand un événement violent se produit et qu'un département n'était pas en vigilance orange.

C'est le 1er octobre 2001, il y a presque 25 ans, que la carte de vigilance a été lancée, en réaction aux violentes tempêtes de 1999. On y trouve quatre couleurs (vert, jaune, orange et rouge), en fonction de l'intensité des événements météo comme les pluies, le vent, les orages, les canicules, la neige, etc. Les critères, les seuils de vigilance, varient selon les départements.

Généralement, les médias communiquent surtout sur les vigilances orange et rouge, synonymes de risque plus important. Chaque année, Météo-France dresse un bilan pour évaluer la réussite du dispositif.

Encore des "fausses alarmes"

En 2025, nous avons connu un jour sur trois (118 jours au total) avec au moins un département en vigilance orange ou rouge, en majorité pour des événements de type pluies, inondations et orages (presque deux tiers des épisodes). Le nombre de jours de canicule a augmenté, avec 32 jours de vigilance, juste derrière le record de 2023 (39 jours).

Sur tous les événements météo ayant fait des dégâts ou ayant eu des impacts sur l'économie, on constate un taux de détection de 99,3% en 2025 : sur toute l'année, Météo-France a donc loupé sa prévision seulement un ou deux jours, où il y aurait dû y avoir une vigilance. Autre point positif, 70% des vigilances ont été déclenchées au moins 6 heures avant le début de l'événement dangereux, ce qui a permis de mieux s'y préparer.

Mais la météo n'est pas une science exacte : on recense encore des "fausses alarmes", lorsqu'un département est placé en vigilance orange ou rouge et qu'il ne s'y passe finalement pas grand chose. En 2025, 15,8% des vigilances ont été des "fausses alarmes", principalement pour les orages, qui sont les phénomènes météo les plus difficiles à localiser avec précision.

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