Trois personnes et la société AXIMUM présentées à un juge en vue d'une mise en examen
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Ce jeudi, la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik, a communiqué sur le feu "initial" démarré le 12 juillet 2026 dans la commune de Noisy-sur-École. D'après les premières investigations, "il a été établi que deux ouvriers de la société AXIMUM étaient intervenus dans la journée pour réparer des dispositifs de retenue sur l'autoroute A6 à hauteur de Noisy-sur-École".
Selon les premiers éléments de l'enquête, "lors du tronçonnage des glissières, des étincelles auraient été générées par l'usage d'une disqueuse thermique et la végétation se serait embrasée, gagnant rapidement la forêt jouxtant l'autoroute".
Les gardes à vue du gérant de la société AXIMUM et des deux ouvriers ont été levées en vue de leur présentation devant le juge d'instruction "aux fins de mise en examen" pour des "faits de destruction involontaire par incendie de bois, forêt, maquis ou plantation d’autrui pouvant causer un dommage aux personnes et un dommage irréversible à l'environnement par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence, et aggravés par la violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité"
La société AXIMUM, en tant que personne morale, est également visée.
Le parquet précise que "les investigations devaient se poursuivre dans le cadre d'une information judiciaire afin de déterminer les causes exactes de ce départ de feu accidentel et le lien de cause à effet avec l'incendie de la forêt de Fontainebleau", soulignant que "de nombreuses vérifications et des expertises techniques demeurent nécessaires".
Enfin, la procureure rappelle qu'"à ce stade, s'agissant de cet incendie, d'autres causes, notamment d'origine volontaire, sont toujours étudiées" et que le juge d'instruction, également saisi contre X sur ce volet, poursuivra les investigations.