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Vincent Lambert : ses proches s'affrontent par tribune interposée

Les proches de Vincent Lambert s'attaquent par tribunes interposées ce vendredi 5 septembre. Les premiers via "Le Monde" demande "l'arrêt des traitements" quand les deuxièmes demandent de "vrais soins".

Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent Lambert le 15 janvier 2014
Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent Lambert le 15 janvier 2014
Crédit : HERVE OUDIN / AFP
Marion Dubreuil
Marion Dubreuil

C'est un nouveau cri d'urgence d'une partie des proches de Vincent Lambert, d'élus et de personnalités de la vie civile qui parait, ce vendredi 5 septembre, dans Le Monde. Ce collectif signe une tribune pour demander le respect de la décision de l'équipe médicale du CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert. Ils exigent concrètement l'arrêt des traitements et donc l'euthanasie de Vincent Lambert. 

C'était sans compter la réaction de l'autre partie de la famille Lambert qui, elle, exige le maintien en vie de Vincent Lambert et qui s'expriment dans Le Figaro le même jour. 

Les cosignataires de la tribune du Monde

Parmi les signataires on trouve les sœurs du patient, Marie-Geneviève et Marie Lambert ainsi que son neveu François Lambert. En revanche, son épouse Rachel, qui a toujours défendu le droit de mourir de son mari, est absente de la liste. 

Noël Mamère (député EELV), Jean-Luc Mélenchon (député européen), Anne Hidalgo (maire PS de Paris) ou bien encore Michel Rocard et Daniel Cohn-Bendit ont eux-aussi apposé leur signature en bas de cette tribune. 

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Ils s'opposent aux parents de Vincent qui ont déposé un recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour le maintien en vie de leur fils, alors même que le Conseil d'État avait approuvé la décision de l'équipe médicale du CHU de Reims.

Le 24 juin dernier, la CEDH avait donc demandé à "la France de suspendre cette décision le temps de traiter l'affaire au fond", reprend la tribune. Deux mois plus tard, rien n'a changé. "Il s'agit donc maintenant de défendre ce droit à la dignité de Vincent Lambert."

Il s'agit donc maintenant de défendre ce droit à la dignité de Vincent Lambert.

Le collectif d'élus et de personnalités de la société civile

Pour les signataires de cette tribune, la CEDH ne devrait pas avoir le dernier mot : "La France doit donner un ultimatum à la CEDH", concluent-il. 

La réaction dans Le Figaro

Anne Lambert et David Philippon, la sœur et le demi-frère de Vincent Lambert demandent qu'on arrête de le "considérer comme un mort en sursis". "Non, Vincent n'est pas un légume", expliquent-ils. 

"Nous étions une famille unie, autour de Vincent.", poursuit la tribune, jusqu'en 2013, car après la sœur et le demi-frère accusent le docteur Éric Kariger - qui a démissionné depuis - d'avoir convaincu Rachel Lambert de mettre fin à la vie de son époux. 

Non, Vincent n'est pas un légume.

Anne Lambert et David Philippon

Enfin, pour enfoncer le clou, ils déclarent : "Qui a le pouvoir, sous prétexte qu'il est bien portant, de décider d ela mort d'une personne parce qu'elle serait gravement handicapée ? Ni vous, ni nous". 

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