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Une collégienne de 14 ans a été tuée à l'arme blanche à Fère-en-Tardenois (Aisne).
Crédit : Hermine Le Clech / RTL
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La commune de Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, est plongée dans la stupeur depuis le meurtre de Chloé, une collégienne de 14 ans tuée à coups de couteau mercredi 6 mai, dans la matinée, alors qu'elle se rendait en cours. Dans ce village de 2.800 habitants, le choc est immense. Les habitants peinent encore à comprendre comment un tel drame a pu se produire en pleine rue, sur un trajet quotidien emprunté chaque matin par des dizaines d'élèves.
L'homicide s'est produit ce mercredi vers 8h dans cette commune située à l'ouest de Reims. Selon le parquet de Soissons, les gendarmes ont été alertés après la découverte d'une adolescente "très grièvement blessée sur la voie publique".
À l'arrivée des secours, la jeune fille était déjà décédée. Les premières constatations ont révélé qu'elle avait reçu de multiples coups de couteau, notamment au niveau du cou. La victime, Chloé, âgée de 14 ans, se rendait à pied au collège Anne-de-Montmorency où elle était scolarisée en classe de troisième.
Chloé était décrite comme une adolescente "souriante" et appréciée de son entourage, une élève discrète dont la disparition a bouleversé toute une commune.
Emma, une camarade de la victime âgée elle aussi de 14 ans, raconte les derniers instants où elle a vu Chloé en vie. Encore bouleversée, la collégienne explique, au micro de RTL, avoir passé la journée enfermée chez elle à repenser à cette matinée.
"Je descends de chez moi et je fais comme tous les matins, je vais jusqu'au collège. J'ai vu qu'il y avait Chloé, elle était derrière moi. Puis, je tourne la tête et je la vois plus", confie-t-elle, encore sous le choc. "Elle avait toujours le sourire", ajoute Melissa auprès de l'AFP, une connaissance du collège qui faisait habituellement le trajet avec elle, mais pas mercredi.
Dans le quartier, les habitants disent également leur sidération face au drame. Une voisine témoigne de l'émotion générale après la mort de l'adolescente : "Tout le monde est choqué, ça ne devrait pas se passer. C'est une enfant, 14 ans. Je me mets à la place des parents, j'ai autant de chagrin qu'eux", rapporte-t-elle, décrivant une adolescente connue et appréciée dans le voisinage.
D'importantes recherches ont été menées toute la journée afin de retrouver l'auteur présumé des faits, qui avait pris la fuite après l'attaque.
Un homme de 23 ans a finalement été interpellé mercredi à 18h05 à Soissons, à environ 25 kilomètres de Fère-en-Tardenois, avant d'être placé en garde à vue.
Selon le parquet, il s'agit d'un homme sans profession vivant chez ses parents. Les autorités précisent que ses liens exacts avec la victime "restent à déterminer avec précision", mais il pourrait s'agir d'un ancien "petit ami" de Chloé.
Ce jeudi 7 mai 2026, l'homme a reconnu les faits.
Face à la gravité des faits, le parquet de Soissons a ouvert une enquête de flagrance pour assassinat. Les investigations ont été confiées à la section de recherches d'Amiens.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer avec précision le déroulement de l'attaque ainsi que le mobile du meurtre. Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune adolescente aurait été agressée brutalement à l'arme blanche alors qu'elle marchait en direction de son établissement scolaire.
Pour retrouver le suspect, un dispositif exceptionnel a été déployé par la gendarmerie. Plus de 85 militaires ont été mobilisés au cours de cette vaste opération de recherches.
Des équipes cynophiles, des dronistes, des militaires spécialisés dans la recherche de personnes ainsi qu'une équipe du GIGN ont participé aux investigations. Des moyens aériens, notamment des hélicoptères et des drones, ont également été utilisés.
Les autorités ont indiqué que les investigations se poursuivaient malgré l'interpellation du suspect. L'enquête devra désormais permettre d'éclaircir les circonstances exactes du meurtre et de préciser la relation entre le suspect et la victime.
Le parquet de Soissons a assuré maintenir sa "détermination" pour faire toute la lumière sur ce drame qui a profondément bouleversé la commune et l'ensemble de la communauté éducative.
Dès mercredi matin, une cellule d'écoute et une cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) ont été mises en place au sein du collège de la victime.
Le recteur de l'académie d'Amiens, Pierre Moya, a exprimé sa "vive émotion" après le décès de cette élève de troisième. Une ligne téléphonique d'écoute assurée par des psychologues de l'Éducation nationale a également été ouverte.
Jeudi matin, les élèves ont pu être accueillis au sein de l'établissement selon des modalités adaptées. Des binômes de personnels formés ont été mobilisés afin d'accompagner les adolescents particulièrement choqués par le drame.
Devant le collège Anne-de-Montmorency, des bouquets de roses blanches et des bougies ont été déposés en hommage à la jeune fille.
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