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R. Kelly : une femme témoigne de 2 ans de violences et d'agression sexuelle

Kitti Jones, ancienne DJ basée au Texas, a tout quitté pour le rappeur américain. Deux ans de violences, manipulations, souffrances qu'elle a racontés au magazine américain "Rolling Stone".

R. Kelly en concert à Los Angeles, le 30 juin 2013
R. Kelly en concert à Los Angeles, le 30 juin 2013
Crédit : Earl Gibson III / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte

Juin 2011, à Mansfield, une banlieue de Dallas au Texas, Kitti Jones est une DJ connue dans le coin. Fan de R. Kelly depuis son premier album, 12 Play, sorti en 1993, elle l'a vu sept fois en concert et s'apprête à le rencontrer à l'after-party organisée après sa performance du soir même dans la capitale du Texas. 

Kitti Jones n'a pas pu assister au spectacle. Lorsqu'elle rencontre enfin son idole, elle lui dit qu'elle est plutôt triste d'avoir manqué ce concert. R. Kelly l'invite alors au prochain. En racontant son histoire au magazine Rolling Stone, la jeune femme se souvient qu'elle était bouleversée. "Il était magnifique. C'était un homme puissant". 

En lui serrant la main pour lui dire au revoir après cette courte conversation, R. Kelly glisse à la DJ un bout de papier. Son numéro est inscrit dessus. Le rappeur lui demande d'envoyer son numéro par texto. Ni une ni deux, dans les toilettes du club où se déroule la soirée privée, Kitti Jones envoie un message à son rappeur préféré. Il lui répond qu'elle doit toujours l'appeler "daddy" ("papa") et jamais Rob (Robert Kelly étant le véritable nom du chanteur). 

Dans les "temples sexuels" du rappeur

Cette soirée marqua alors le début d'une relation de deux ans. Deux années pendant lesquelles Kitti Jones affirme avoir été "abusée physiquement, sexuellement, manipulée émotionnellement et soumise à une nombre de règles dictant tous les aspects de sa vie", peut-on lire dans son témoignage, recueilli par Rolling Stone

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Ces déclarations font écho aux révélations de Buzzfeed de juillet dernier. Le site américain publiait des témoignages de famille dont les filles, en majorité des adolescentes ou à peine la vingtaine, tombaient sous la coupe du rappeur. Pour ne plus jamais revenir de ce qu'on a alors appelé des "temples sexuels". 

Rolling Stone le souligne, Kitti Jones n'était pas une ado. Elle était une DJ, une mère, une femme divorcée. Qui a tout abandonné pour R. Kelly avant de se retrouver dans son harem de femmes.

Ce dernier n'a pas reconnu les accusations de la jeune femme auprès de Rolling Stone. Mais, comme le magazine le rappelle, le rappeur a un long historique d'accusations, de procès dont l'un d'eux pour pornographie pédophile. 

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