2 min de lecture Procès

Procès Salah Abdeslam : Sofien Ayari, le second prévenu jugé à Bruxelles

ÉCLAIRAGE - Le jeune homme de 24 ans, originaire de Tunis, est jugé au côté de Salah Abdeslam pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers". Le procès s'est ouvert lundi 5 février.

Sofien Ayari et Salah Abdeslam sont jugés à Bruxelles, à partir de ce lundi 5 février
Sofien Ayari et Salah Abdeslam sont jugés à Bruxelles, à partir de ce lundi 5 février Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

On ne parle que de Salah Abdeslam. Pourtant, ce sont bel et bien deux prévenus qui ont pris place au sein du tribunal de première instance de Bruxelles. Ce lundi 5 février 2018, date d'ouverture de ce procès d'envergure, Sofien Ayari est également jugé pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers" et pour "port d'armes".

En France, ce nom n'a que peu tourné. Pourtant, Sofien Ayari était présent lors de l'impressionnante traque de Salah Abdeslam en mars 2016. Son nom est même étroitement lié à la cellule du 13 novembre qui a frappé Paris et Saint-Denis. Cependant, il ne prendra pas directement part à ce commando.

Malgré l'utilisation de très nombreuses identités, le départ de Sofien Ayari en Syrie est connu. Il remonte à la fin de l'année 2014. Cette présence dans les rangs de l'organisation terroriste durera plusieurs mois avant que celui-ci ne gagne l'Europe. "Je ne suis pas d'accord avec tout ce que fait l'État islamique. On ne peut pas être d'accord à 100% avec eux", glisse-t-il lors de son interrogatoire. 

Quel rôle pour Sofien Ayari ?

Arrivé sur le Vieux continent en se mêlant au flot de réfugiés, il est alors récupéré par Salah Abdeslam à Ulm, en Allemagne, le 3 octobre 2015. Plus d'un mois avant les attaques terroristes. Ils multiplient alors les planques en Belgique. "On ne faisait rien de spécial. On regardait les informations, je faisais les courses", lance-t-il.

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Mais alors, quel rôle a-t-il joué le 15 mars 2016 dans l'appartement de la rue du Dries, à Forrest ? Il assure ne pas avoir tiré. "Je suis dans la pièce arrière, sur la tablette. Salah est avec moi, Belkaid est sur le devant de l'appartement. Ni moi, ni Salah n'avons tiré", déclare-t-il même s'il confesse avoir "manipulé les armes avant les faits".

Une première fusillade qui mettra les enquêteurs sur la piste de la cellule terroriste. Salah Abdeslam et Sofien Ayari sont alors arrêtés trois jours plus tard à Molenbeek. 

Une volonté de retourner en Syrie ?

S'il est plus bavard que son acolyte, Sofien Ayari n'hésite pas à prôner son droit au silence face aux questions insistantes de la présidente du tribunal. "Je n'ai pas fait ça. Je ne veux pas aborder le sujet", "Je ne me souviens pas", "Je me suis déjà exprimé là-dessus, je ne veux pas en dire davantage"... Autant de petites phrases pour éviter de répondre. 

Des sorties qui accentuent cependant certaines incohérences dans le discours du Tunisien de 24 ans. Au fur et à mesure de l'interrogatoire, le flou s'accentuent. En première ligne ? Sa volonté de retourner en Syrie alors que le prévenu était de manière "temporaire" en Belgique. "C’est curieux, vous quittez la Syrie après de longs mois passés là-bas, vous ne voulez pas nous expliquer pourquoi. Vous arrivez en Belgique. On vous fait bouger tout le temps et votre seule volonté est de retourner en Syrie", s'interroge alors la présidente.

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