2 min de lecture Justice

Procès Bettencourt : 3 ans de prison requis contre François-Marie Banier et 375.000 euros d'amende

Le parquet a requis la peine maximale contre François-Marie Bannier dans le procès Bettencourt, trois ans de prison pour Patrice de Maistre et la relaxe pour Éric Woerth et Stéphane Courbit.

François-Marie Banier, au tribunal correctionnel de Bordeaux, le 28 janvier 2015.
François-Marie Banier, au tribunal correctionnel de Bordeaux, le 28 janvier 2015. Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
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La peine maximale. Le procureur Gérard Aldigé a requis trois ans de prison et 375.000 euros d'amende ont été requis contre François-Marie Banier ce vendredi 20 février dans le procès Bettencourt. Le photographe est jugé pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, et 375.000 euros d'amende a été requise à l'encontre de l'ex-gestionnaire de la femme la plus riche de France Patrice de Maistre, jugé pour des faits d'abus de faiblesse portant sur 12 millions d'euros. La même peine a a été requise pour Martin d'Orgeval, le compagnon de François-Marie Banier.

Deux ans de prison et 375.000 euros ont été requis contre Carlos Cassina Vejarano, l'ancien gestionnaire de l'île seychelloise de Liliane Bettencourt, et un an avec sursis et 50.000 euros d'amende contre Jean-Michel Normand, l'un des notaires.

La relaxe pour Woerth et Courbit, faute de charges suffisantes

Quelques minutes plus tôt, la relaxe avait été requise pour Éric Woerth, poursuivi pour "recel", et l'entrepreneur Stéphane Courbit, jugé pour "abus de faiblesse", faute de charges suffisantes à leur encontre. Le représentant de l'accusation a rappelé qu'en juin 2013, il avait déjà "requis un non-lieu" en faveur de ces deux derniers, ainsi que pour trois autres prévenus, l'avocat Pascal Wilhelm, le notaire Patrice Bonduelle et Alain Thurin, ex-infirmier de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt. Ce dernier est toujours dans le coma après une tentative de suicide.
Eric Woerth est poursuivi pour avoir reçu début 2007 une somme, au moins 50.000 euros, de Patrice de Maistre qui l'aurait obtenue en abusant de la faiblesse de sa patronne. Le député UMP de l'Oise était à l'époque ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy et trésorier de sa campagne électorale. "Quel est ce délit" de recel, s'est interrogé Gérard Aldigé, estimant que le dossier d'instruction reste flou à ce sujet. Car, selon lui, pour le faire condamner, "il faudrait apporter la preuve que ces remises d'argent ont bien eu lieu" et "il faudrait démontrer qu'Eric Woerth avait connaissance que cet argent provenait d'une infraction pénale". Or, "il n'existe aucune charge et preuve suffisante de sa culpabilité", conclut le Procureur adjoint.

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Quant à Stéphane Courbit, "il me paraît improbable qu'une juridiction puisse retenir une quelconque responsabilité" de sa part, a-t-il dit, jugeant qu'il n'avait pas conduit Liliane Bettencourt à des actes "préjudiciables" lorsqu'elle avait investi 143 millions d'euros dans sa société.


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