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Le "tueur de l'Essonne" devant la justice

Accusé d'avoir tué quatre personnes sans mobile, Yoni Palmier comparaît aux assises d'Évry à partir de ce mardi.

Yoni Palmier, inculpé des 4 meurtres de l'Essonne.
Yoni Palmier, inculpé des 4 meurtres de l'Essonne.
La rédaction numérique de RTL & AFP

Il est accusé d'avoir assassiné quatre personnes de sang-froid, sans mobile, par surprise, d'au moins une balle dans la tête : Yoni Palmier, "le tueur de l'Essonne", comparaît à partir de ce mardi 31 mars aux assises d'Évry avec la lourde étiquette de "serial killer".

Malgré un dossier accablant, l'accusé, 36 ans, nie farouchement. "Son discours, c'est de dire : 'Moi, on m'a agressé toute ma vie et la justice n'a jamais rien fait. Maintenant, je suis accusé et on ne fait rien pour m'innocenter ! ", détaille son avocat. Une défense fragile au moment d'aborder trois longues semaines de procès. Le verdict est attendu le 17 avril.

Le mauvais suspect idéal

L'affaire débute à Juvisy-sur-Orge : Nathalie Davids, laborantine de 35 ans, est découverte en novembre 2011 dans une mare de sang près de sa voiture, atteinte d'au moins sept balles. Les enquêteurs croient rapidement tenir leur suspect idéal : son ex-amant. Cet ouvrier du bâtiment à l'air fruste avoue en garde à vue, "complètement déboussolé", et part en prison malgré ses rétractations.

Mais trois mois plus tard, en février 2012, Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, est abattu dans le même parking d'une balle dans la tête. Suivent Marcel Brunetto, 81 ans, en mars à Ris-Orangis et Nadjia Boudjemia-Lahcène, 48 ans, en avril à Grigny. À nouveau d'une balle dans la tête, à bout portant.

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Deux éléments relient les quatre victimes, tuées à quelques kilomètres les unes des autres : le pistolet semi-automatique calibre 7.65 mm utilisé et une moto "bleue et blanche" aperçue par des témoins. La police lance alors un avis de recherche pour mettre la main sur "le tueur à moto" qui fait paniquer l'Essonne. Yoni Palmier est arrêté dix jours plus tard à Ris-Orangis. 

Preuves matérielles accablantes

Au fil des perquisitions, les enquêteurs reconstituent le puzzle. La fameuse moto, faussement immatriculée, est retrouvée dans un box qu'il loue à Viry-Châtillon. Puis l'arme des crimes, avec son seul ADN, et plusieurs douilles similaires à celles retrouvées près des victimes, dans un autre box à Draveil.

La suite de l'enquête permet de troublants rapprochements géographiques : Yoni Palmier loue un box dans le parking où sont morts Nathalie Davids et Jean-Yves Bonnerue ; il a habité dans le même immeuble que Marcel Brunetto ; il fréquente le quartier de Grigny où a été commis le dernier meurtre.

Il a un pète au casque, c'est une évidence

Une source proche du dossier

Autant d'éléments matériels lourds qui entraînent la libération de l'ex-amant de la première victime, mais que Yoni Palmier balaye d'un "j'ai pas fait ça" maladroit et peu convaincant. Il accuse d'abord un certain "Niorka", puis évoque "un groupement" de personnes, qu'il est incapable de décrire, mais qui auraient tué au hasard pour le venger d'agressions qu'il prétend avoir subies.

"Il a un pète au casque, c'est une évidence", soutient une source proche du dossier. Ce que laisse aussi penser l'enquête de personnalité, qui révèle les étonnants caprices du trentenaire : un sauna dans son minuscule appartement de Ris-Orangis aux allures de squat, ou un mini lance-flamme sous la manche de son bras, qu'il tente de se confectionner lui-même... 

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