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"La French Connection respectait les flics" : sur RTL, Arlette Vidal, présentée comme l'un des cerveaux de l'organisation, rejette la comparaison avec la DZ Mafia

Arlette Vidal, condamnée à 15 ans de prison dans l'affaire de la French Connection, revient sur son rôle auprès de son mari et rejette l'image de cheffe du réseau qui lui a longtemps collé à la peau.

Arlette Vidal face à Fogiel le 9 octobre 2026.

Crédit : RTL

"Ils étaient honorables" : Arlette Vidal, présentée comme l'un des cerveaux de la French Connection, rejette la comparaison avec la DZ Mafia

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"Ils étaient honorables" : Arlette Vidal, présentée comme l'un des cerveaux de la French Connection, rejette la comparaison avec la DZ Mafia

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Marc-Olivier Fogiel & Jérémy Descours

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À 78 ans, Arlette Vidal livre ses vérités. Invitée de RTL ce vendredi 9 octobre à l'occasion de la parution de son livre "Ma vie au cœur de la French", l'ex-membre de la French Connection - présentée comme l'un des cerveaux du réseau - a rejeté la comparaison entre l'ancienne organisation marseillaise et la DZ Mafia, aujourd'hui considérée comme l'un des principaux groupes criminels de la cité phocéenne, et bien au-delà. 

"Ça n'a rien à voir", martèle-t-elle quand on lui demande si la DZ Mafia pouvait être vue comme la French Connection, un réseau d'exportation d'héroïne vers les États-Unis depuis la France des années 1930 aux années 1970. Elle développe en opposant les règles de l'ancien milieu à la violence actuelle. "La French Connection respectait les flics. Jamais il n'y a eu des morts qui ne faisaient pas partie de la French. La French, elle avait ses lois. Et moi, je dis, entre guillemets, "ils étaient honorables"... Il y avait un code d'honneur."


Pour Arlette Vidal, la DZ Mafia ne peut donc pas être considérée comme l'héritière de la French Connection. Et assume même l'idée que l'ancienne organisation marseillaise avait, selon elle, "des valeurs" que la DZ Mafia n'a pas aujourd'hui.

Elle dit parler "parce que tout le monde est mort"

Face à Marc-Olivier Fogiel, Arlette Vidal explique prendre la parole aujourd'hui pour plusieurs raisons. "D'abord parce que j'ai 78 ans, ensuite parce que tout le monde est mort, troisièmement parce qu'on a fait un peu trop de bouquins sur moi dans lesquels j'y suis et personne ne m'a demandé mon avis", lâche-t-elle.

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Condamnée à 15 ans de prison, Arlette Vidal assure ne jamais avoir contesté sa part de responsabilité, tout en jugeant sa peine disproportionnée. "Je ne dis pas que je suis innocente. Je dis que je ne méritais pas ce qu'on m'a fait alors que je n'étais que sa femme", affirme-t-elle au micro de RTL. Elle conteste aussi l'image de "chef de l'organisation" qui lui a été attribuée. "On m'a condamnée à 15 ans de prison. On m'a dit que j'étais la chef de l'organisation. C'était impossible que je sois une chef", insiste-t-elle.

Elle décrit au contraire un rôle strictement domestique auprès de son mari, le chimiste Henri Malvezzi dit "Riri". "J'étais la femme de ménage, si vous voulez. Chez moi, vis-à-vis de mon mari. J'étais sa femme, je m'occupais de la maison, je m'occupais de tout, sauf de la drogue", martèle-t-elle. Arlette Vidal a finalement passé 10 ans derrière les barreaux avant de retrouver la liberté à l'âge de 40 ans.

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