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"Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser" : sur RTL, le préfet de police de Paris se défend après les débordements en marge de la victoire du PSG

Invité de RTL ce lundi 1er juin, le préfet de police de Paris Patrice Faure s'est exprimé après les débordements qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions samedi. Près de 900 personnes ont été interpellées en France.

Patrice Faure, préfet de police de Paris, sur RTL ce lundi 1er juin 2026

Crédit : RTL

"Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser" : sur RTL, le préfet de police de Paris se défend après les débordements en marge de la victoire du PSG

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"Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser" : sur RTL, le préfet de police de Paris se défend après les débordements en marge de la victoire du PSG

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Juliette Vignaud

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Les scènes de liesse ont laissé place aux tensions. À Paris, et ailleurs en France, les célébrations après la victoire du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, ont été émaillées de violences urbaines. Plus de 890 interpellations ont été recensées dans l'Hexagone. Un jeune est mort dans un accident de motocross sur le périphérique parisien et des dizaines de personnes ont été blessées, parmi civils et forces de l'ordre.

À Paris, le préfet de police Patrice Faure fait part de 548 interpellations, dont 474 gardes à vue, pour la journée de samedi et 21 interpellations, dont 15 gardes à vue, dimanche. "C'est un chiffre extrêmement important qui témoigne de l'investissement des forces de l'ordre", souligne-t-il sur RTL ce lundi 1er juin. Il dit avoir une pensée pour les blessés parmi les forces de l'ordre, "plus de 106 [...] dont neuf plus importants que d'autres". Deux ont été opérés dimanche soir après des tirs de mortiers, précise-t-il.

Questionné sur ces débordements, et ce malgré l'expérience de 2025, Patrice Faure insiste : "Je ne peux pas laisser dire que la police est inopérante. Il y avait un dispositif dimensionné à la hauteur de l'évènement [...] Je ne suis pas responsable de cette jeunesse qui vient casser." Et de répéter : "Je suis responsable du dispositif, je l'assume mais je ne vais pas assumer la délinquance de ceux et celles qui viennent détruire, casser, vandaliser des commerces." 

"On gagne du terrain"

Le préfet de police de Paris distingue ainsi "les centaines de milliers de personnes qui sont venues faire la fête" et les casseurs. S'il refuse de donner les profils des interpellés, il pointe "des formes de délinquance : il y en a qui viennent voler, dégrader, s'attaquer aux forces de l'ordre". 


Le préfet de police de Paris estime que leur action a été "pertinente" alors que le nombre de gardes à vue a augmenté de "40%" et que les faits ont diminué de "30%" par rapport à 2025. Et de souligner : "On gagne du terrain." 

À l'approche du Mondial-2026, il ne se dit pas inquiet. "Nous allons procéder à des retours d’expérience. Je ne la crains pas, on la prépare", assure-t-il. Il n'exclut pas néanmoins de devoir demander à des commerçants de fermer plus tôt les soirs de match: "Je préfère qu'on tire le rideau deux heures plus tôt plutôt qu'une vitrine soit totalement vandalisée."

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