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"Jamais un simple caprice d'adolescent" : pourquoi il ne faut pas attendre avant de signaler une fugue à la police

La fondation Droit d'enfance souligne dans un rapport la hausse du nombre de signalements de disparitions de mineurs. Dans la majorité des cas, ces disparitions concernent une fugue, qui doit être signalée rapidement aux autorités.

Une adolescente sur son téléphone portable (image d'illustration).

Crédit : Unsplash

Laurène Rocheteau

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Dispute avec les parents, troubles psychiques, mal-être... Beaucoup de raison peuvent pousser un enfant à fuir le domicile familial. Dans un rapport sur la hausse du nombre de signalements de disparitions de mineurs, la fondation Droit d'enfance souligne une augmentation du nombre de fugues en 2025. 

Sur les 40.953 disparitions de mineurs signalées en France en 2025 auprès des policiers et gendarmes, 95% concernent des cas de fugue, dont 37,9% concernent aujourd'hui des mineurs de moins de 15 ans.

Outre l'importance de comprendre les motivations d'un enfant qui quitte le domicile, la fondation appelle surtout les parents à ne pas attendre avant de signaler une fugue. "De nombreux parents et professionnels continuent à penser qu'il est nécessaire d'attendre 24 heures ou 48 heures avant de signaler une fugue, alors que la déclaration doit être effectuée sans délai auprès de la police ou de la gendarmerie", assure la fondation, qui rappelle que "les premières heures sont cruciales pour retrouver un enfant". 

Une fugue n'est "jamais anodine"

D'autant qu'une fugue n'est "jamais anodine", jamais "un simple caprice d'adolescent", rappelle auprès de la fondation Sarah El Haïry, Haute-Commissaire à l’Enfance. Une fugue peut au contraire "révéler une souffrance profonde, une mise en danger ou l'influence d'un tiers. Nous devons mieux prévenir, mieux repérer les signaux faibles et rappeler avec force qu’il ne faut jamais attendre pour signaler la disparition d’un enfant."

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La fondation Droit d'enfance alerte par ailleurs sur la hausse des cas de "disparitions inquiétantes" chez les mineurs, un terme utilisé pour désigner "les situations où l’intégrité ou la sécurité de l’enfant apparaît menacée", que ce soit par l'emprise d'un tiers, un trouble psychique ou des pensées suicidaires. 

Pour la première fois, ces disparitions concernant "majoritairement des mineurs de moins de 15 ans", et représente un danger particulier pour les filles : "L'exploitation sexuelle constitue un risque majeur : elle est présumée ou avérée dans près d'un tiers des dossiers les concernant". 

En France, le numéro 116 000 est dédié aux disparitions de mineurs. Les 40.953 disparitions signalées en 2025 aux autorités représentent 112 disparitions d'enfants chaque jour, soit une hausse de 6% en un an, alors que la tendance était à la baisse depuis 2021. 

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