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Une passagère d'un OuiGo bloqué par forte chaleur verbalisée pour avoir ouvert une issue de secours, la SNCF évoque "un comportement qui aurait pu mettre en danger les clients" mais suspend son amende

Coincée dans le train à l'arrêt sur les voies à Montanay (Rhône), une femme de 41 ans a écopé d’une amende pour "usage abusif du dispositif d’arrêt", après avoir ouvert une issue de secours du train. SNCF Voyageurs assure avoir suspendu la sanction après avoir échangé avec elle.

Un train low-cost Ouigo de la SNCF, à la Gare de Lyon (Paris) le 19 février 2013

Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP

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"Un véritable enfer" et une initiative innocente qui risque de lui coûter cher. Coralie, une femme âgée de 41 ans, a écopé de 200 euros d'amende lundi 25 mai, alors que son train Ouigo reliant Paris à Nice a été arrêté pendant plusieurs heures près de Lyon en raison d'un défaut d'alimentation électrique. La raison ? Elle a ouvert l'issue de secours car les conditions devenaient "invivables" à bord selon ses dires, sans climatisation et par très forte chaleur, comme c'est le cas depuis plusieurs jours en France.

"Tout le monde descendait vers les plateformes comme la chaleur montait, mais les gens commençaient à faire des malaises, à hyperventiler", raconte cette Stéphanoise au Progrès, alors que sa voisine âgée commençait à avoir des difficultés à respirer et la suppliait de "faire de l'air". "Je n’ai pas hésité. C’était une situation d’urgence et une issue de secours, c’est fait pour ça !"


Malgré son geste, elle a tout de même été sermonnée par trois contrôleurs après cet "usage abusif du dispositif d’arrêt". "Ils m’ont très mal parlé, ils m’ont dit des choses horribles. Ils ont refermé, puis cinq minutes plus tard sont revenus ouvrir parce qu’ils se sont rendu compte que ce n’était pas tenable. C’était un acte sensé, pas de vandalisme", poursuit-elle auprès du média local, confiant contester son amende.

"Un risque de heurt par un train" ou de blessure

Dans un communiqué, SNCF Voyageurs a reconnu "un incident, relaté par une cliente, survenu dans un train OuiGo arrêté en pleine voie". Si l'entreprise dit "comprendre que la situation ait été difficile à vivre à bord" et "salue l'intention d'aider les autres voyageurs", elle souligne que "l'ouverture des portes ou issues de secours en dehors du cadre prévu reste strictement interdite pour des raisons de sécurité indispensables".

"Sur une voie ouverte, cela peut exposer les voyageurs à un risque de heurt par un train, à se blesser avec le ballast, nécessiter l'arrêt immédiat des circulations alentour ou empêcher la mise en place des dispositifs sécurisés normalement prévus pour encadrer une descente sur les voies", explique la compagnie, qui indique que "la cliente a donc été verbalisée pour un comportement qui aurait pu mettre en danger les clients". SNCF Voyageurs assure toutefois avoir contacté cette dernière et avoir suspendu l'amende "pour tenir compte du contexte et de la tension liée à la situation". 

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