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Grenoble : "Ce ne sont pas des humains, ce sont des animaux", déplore la petite amie d'une victime de la fusillade

REPLAY / DOCUMENT RTL - Une fusillade qui a éclaté devant une école de Grenoble a fait deux morts et un blessé grave, ce lundi 25 avril.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Grenoble : "Ce ne sont pas des humains, ce sont des animaux", déplore la petite-amie d'une victime Crédit Image : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP | Crédit Média : Serge Pueyo | Durée : | Date : La page de l'émission
Serge Pueyo et Claire Gaveau

Le trafic de drogue a mal tourné. La ville de Grenoble a été le théâtre d'une fusillade ce lundi 25 avril devant l'école élémentaire Jean Racine du quartier Teisserre. Deux personnes ont été abattues alors qu'une troisième est grièvement blessée bien que ses jours ne soient pas en danger. Quelques heures après les coups de feu meurtriers, les enquêteurs évoquent un règlement de compte lié au trafic de drogue dans ce quartier sensible de la ville iséroise.

"Ça faisait un an et neuf mois qu'on était ensemble. Je ne réalise pas, je me dis que ce n'est pas lui. Qu'il est avec ses copains et qu'il n'est pas dans un frigo, lance, en pleurs, la petite amie d'une des victimes. Ils tuent sans savoir, ils ne savent pas que derrière il y a une mère, une famille. Il y a tout. Ils n'ont peut-être pas de cœur, ce ne sont pas des humains, ce sont des animaux. Ils n'ont pas les pieds sur terre". Elle ajoute : "Les assassins ont pris une vie qui n'était pas encore commencée".

Ce n'est pas une loi du silence, c'est une loi de peur

Père d'une des victimes
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Mais dans ce quartier grenoblois, la violence gratuite est souvent dénoncée par les riverains alors qu'un jeune de 22 ans avait déjà perdu la vie en septembre dernier. "Ce sont des balles pour tuer des gamins, à cause du quartier, de la drogue. C'est la drogue ce n'est pas autre chose", déplore le père de la victime qui dénonce cette violence. "C'est des quartiers dans lesquels on ne peut rien faire, même la police ne peut rien faire", explique-t-il alors que la "loi du silence" s'est transformée en "une loi de peur" au fur et à mesure des années.

Surtout qu'aujourd'hui, la violence a pris une nouvelle dimension : la fusillade a eu lieu devant l'école élémentaire du quartier. Un lieu symbolique alors que de nombreux parents d'élèves sont encore sous le choc après cette fusillade. "Il y a beaucoup de règlements de compte ici mais ça ne se fait pas devant l'école, près des petits... On aurait le choix, on ne les ramènerait pas", explique cette mère de famille au micro de RTL. 

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