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Condé-sur-Sarthe : le directeur adjoint de la prison agressé par un détenu

Un détenu a agressé, ce vendredi, le directeur adjoint de la prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne) à l'aide d'un "pic" artisanal. Une prison où les incidents se multiplient ces dernières semaines.

Le centre pénitentiaire d'Alençon, le 30 décembre 2013. (archives)
Le centre pénitentiaire d'Alençon, le 30 décembre 2013. (archives)
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Selon les syndicats et la direction de l'établissement - flambant neuf - Fabrice Morot a reçu "plusieurs coups de pic, une lame assez longue, à la tête et dans le dos. Il peut encore marcher mais les pompiers l'ont emmené à l'hôpital où il va passer un scanner", a indiqué Emmanuel Baudin, secrétaire régional de FO pénitentiaire.

Interrogé par l'AFP, le service communication de la Direction régionale de l'administration pénitentiaire a indiqué que Fabrice Morot saignait à la tête et au dos et que la gravité de ses blessures était en cours d'évaluation. Elle n'a pas confirmé que le détenu avait utilisé une lame. Selon les pompiers, il est blessé mais pas grièvement.

C'est la panique totale dans cet établissement. Plus personne n'a le contrôle de la situation

L'UFAP-UNSA dans un communiqué

Selon les syndicats, il s'agit de la deuxième agression physique en moins de 24 heures dans ce centre pénitentiaire inauguré au printemps 2013 et qui a connu, selon le syndicat, une quinzaine d'agressions majeures en moins de six mois. Jeudi soir, selon FO et l'UFAP-Unsa, un autre détenu a "asséné plusieurs coups de poings" à un surveillant qui a reçu 10 jours d'ITT pour une luxation de l'épaule.

Mercredi, le tribunal correctionnel d'Alençon a condamné à huit ans de prison supplémentaires deux détenus du centre pénitentiaire qui avaient pris un jeune gardien en otage pendant quatre heures, le 30 décembre. "Les ERIS (équipes régionales d'interventions et de sécurité, le GIGN de la pénitentiaire, NDLR) ont été rappelées (vendredi) matin. Arrivés le 1er janvier, ses membres étaient repartis mercredi par mesure d'économie alors qu'ils devaient rester jusqu'à la fin de cette semaine", a ajouté vendredi M. Baudin.

À écouter aussi

"C'est la panique totale dans cet établissement. Plus personne n'a le contrôle de la situation. A ce rythme là et si aucune décision radicale, précise et réfléchie n'est prise, l'administration aura au moins un mort sur la conscience à très court terme", a tonné l'UFAP-UNSA dans un communiqué. "On concentre au sein d'un même établissement les détenus les plus durs - qui ont agressé des surveillants ailleurs ou ont tenté de s'évader-, sans mettre les moyens" pour les encadrer, a estimé Patrick Gandais de l'UFAP.

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