2 min de lecture Maroc

Chantage contre le roi du Maroc : Catherine Graciet affirme avoir eu "un accès de faiblesse"

Mise en examen pour chantage et extorsion de fonds, la journaliste affirme que c'est le Maroc qui a proposé le marché et qu'elle est tombée "dans un piège".

Le roi du Maroc, Mohammed VI, le 19 juin 2015 dans son palais royal de Rabat
Le roi du Maroc, Mohammed VI, le 19 juin 2015 dans son palais royal de Rabat Crédit : FADEL SENNA / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Elle a pensé à ouvrir le livre avec un chapitre sur une tentative de corruptionCatherine Graciet mise en examen avec Éric Laurent pour chantage et extorsion de fonds a donné sa version des faits lundi. Son confrère s'est lui livré sur l'antenne de RTL. Dans un entretien au Parisien, Catherine Graciet accuse le palais royal du Maroc qui aurait proposé 3 millions d'euros pour éviter la sortie d'un livre à charge.

La journaliste explique le déroulé de l'affaire et le coup de fil d'Éric Laurent au palais royal. "On les met en cause sur 300 pages, il fallait leur donner la parole". Elle assure qu'à son retour de vacances son co-auteur lui dit avoir rencontré Hicham Naciri, l'avocat du roi, qui lui a "proposé 3 millions d'euros contre la non-parution du livre". Éric Laurent prévient sa consœur qu'un deuxième rendez-vous va avoir lieu le 21 août. Lors de nouvel entretien, l'avocat aurait demandé à Éric Laurent de convier Catherine Graciet à un troisième rendez-vous. C'est à l'issue de cette rencontre que les deux journalistes sont interpellés. 

Je suis tombée dans un piège

Catherine Graciet
Partager la citation

Catherine Graciet explique pourquoi elle s'est rendue à ce rendez-vous. "J’y vais pour voir parce que je n’arrive pas à y croire", assure-t-elle. Je pense même qu’une tentative de corruption, cela ferait un beau chapitre d’ouverture… En même temps je me méfie", confie-t-elle au Parisien. Elle raconte un entretien qui "dure des heures", que l'avocat "repart, revient, (les) pousse à la négociation". "Moi, je me sens perdue" avoue la journaliste. 

Au final, l'avocat de Mohamed VI leur remet une avance de 40.000 euros après avoir négocié deux millions pour la non-parution du livre à charge des deux journalistes. "J’ai eu un accès de faiblesse… C’est humain, non ?", s'interroge-t-elle. Elle a donc signé l'accord concluant la non-parution et affirme avoir pensé à ce moment-là : "J’ai la preuve que c’est un corrupteur, puisqu’il l’a signé lui aussi". 

À lire aussi
Gendarmerie Nationale, France (illustration) faits divers
Un cadre de LaREM mis en examen dans une affaire de trafic de drogue international

C'est en sortant du rendez-vous que Catherine Graciet affirme avoir compris être "tombée" dans un piège". Interpellée avec Eric Laurent dans le hall de l'hôtel elle dit avoir "compris la manipulation, la police en embuscade, les écoutes, le traquenard. On ne m’a même pas laissé la chance de regretter, de voir ce que j’allais faire après. Mais je me suis fait la promesse que notre livre sortira."

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Maroc Faits divers Journalistes
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants