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Caractère raciste des crimes contesté, reprise de la garde à vue, pas de tract politique... Ce que révèle la conférence de presse du parquet antiterroriste sur l'attentat de Trappes

La garde à vue de Kévin T., auteur présumé de la fusillade mortelle de Trappes (Yvelines), a repris ce lundi 26 octobre après-midi, après avoir été interrompue pour des raisons psychiatriques.

Le procureur antiterroriste français Olivier Christen s'exprime lors d'une conférence de presse au tribunal de Paris le 26 octobre 2026

Crédit : AFP

Juliette Vignaud

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Il nie le caractère raciste de ses actes. L'auteur présumé de l'attentat de vendredi 23 octobre dans les Yvelines, Kévin T., "ne conteste pas la matérialité des faits" mais "le caractère raciste de ses crimes", a indiqué lundi 26 octobre le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, lors d'une conférence de presse.  

"Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule", a poursuivi le magistrat, démentant ainsi des informations publiées dans la presse évoquant la présence de tracts du RN. 

Un pistolet-mitrailleur de type Sten, plusieurs éléments d'armes et de munitions, un couteau, une paire de menottes, un brassard police et une bombe lacrymogène ont notamment été découverts dans sa Renault Clio. Selon les informations de RTL, les enquêteurs ont retrouvé un exemplaire du livre Mein Kampf d'Adolf Hitler à son domicile situé à Plaisir.

128 munitions tirées sur huit sites

Vendredi matin, à bord de sa voiture, Kévin T. a tiré sur huit sites différents et abattu un Français de 26 ans d'origine africaine, Pengo Bossio Wangi, et en a blessé plusieurs autres, dont au moins quatre ayant des noms à consonance africaine ou maghrébine, à Trappes et La Verrière, selon le procureur antiterroriste. Cet habitant des Yvelines, âgé de 39 ans et de nationalité française, a rapidement été interpellé à Coignières.

Au terme de ce périple meurtrier d'une douzaine de kilomètres, où "128 munitions ont été tirées", quatre personnes ont été grièvement blessées. "Trois d'entre elles sont toujours hospitalisées" et le pronostic vital de l'une d'elles était toujours engagé lundi soir, a précisé le magistrat.  Parmi elles, une adolescente, âgée de 11 ans selon le procureur, touchée par huit impacts de balle. Son pronostic vital n'est en revanche plus engagé.

Reprise de la garde à vue

Après son arrestation, Kévin T. a été placé en garde à vue, avant qu'elle ne soit interrompue pour raisons psychiatriques, le 25 octobre à 00h30. Celle-ci a repris ce lundi 26 octobre après un nouvel examen qui a révélé qu'il ne "présentait pas de symptômes de décompensation aiguë ni de signe direct ou indirect en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante". 

"Il ne présentait pas de signe clinique d'une pathologie aliénante, décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte", a expliqué le magistrat, indiquant que la garde à vue était susceptible de durer jusqu'à jeudi, "à 0H36". Les analyses ont par ailleurs révélé "la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang" au moment de l'attaque. 

Les gardes à vue des quatre membres de l'entourage familial et amical de Kévin T. ont de leur côté été levées. Parmi eux figuraient son père et sa mère. Kévin T. "était inconnu des services de renseignement" et son casier judiciaire porte mention de quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées" et dont la dernière remonte à 2012, a indiqué le procureur antiterroriste.   

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