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Belfort : 21 ans après les faits, l'assassin présumé d'un étudiant a été identifié

REPLAY - Le meurtrier présumé de l'étudiant a reconnu les faits selon le parquet de Montbéliard qui l'a mis en examen.

Le palais de Justice de Besançon, le 26 février 2003.
Le palais de Justice de Besançon, le 26 février 2003.
Crédit : STEPHANE DONDICOL / AFP
21 ans après les faits, le meurtre de Stéphane Dieterich est élucidé
01:24
La rédaction numérique de RTL & AFP

21 ans après les faits, une affaire d'assassinat est sur le point d'être élucidée. Le meurtrier présumé d'un étudiant lardé de coups de couteau à Belfort a été formellement identifié et mis en examen, a-t-on appris mercredi 16 décembre auprès du parquet de Montbéliard. Le 5 juillet 1994, le corps de Stéphane Dieterich, frappé de dix coups de couteau, avait été découvert, après un coup de fil anonyme, dans un bois, connu comme lieu de rendez-vous sexuels, près d'une fête foraine de Belfort où l'étudiant s'était rendu la veille. 

Le meurtrier présumé de l'étudiant, un homme né en 1969, "a été identifié, mis en examen et incarcéré" pour "assassinat", selon le parquet de Montbéliard confirmant une information de France 3 Franche-Comté. "Il s'agit du meilleur ami de la victime. Il a reconnu les faits", a-t-on ajouté de même source. L'homme avait toujours été soupçonné par la famille sans jamais avoir été inquiété. Désormais, pour Sylvain Dieterich, le frère de Stéphane, c'est le soulagement qui prime et un message d'espoir. "On a jamais baissé les bras, déclare-t-il au micro de RTL. Quand j'ai appris ça ce matin (mercredi, ndlr), j'avais une grande pensée pour toutes celles et tout ceux qui vivent des situations identiques à la nôtre. 21 ans après, cela peut être un message d'espoir pour ceux qui luttent, il faut vraiment que les gens continuent de se battre". 

Une affaire classée en 2002 avant d'être relancée

Le parquet de Montbéliard avait rouvert une information judiciaire "au regard de nouveaux témoignages" versés au dossier en 2013, et pour "réexploiter tout l'inventaire des scellés". Les enquêteurs ont notamment "réexploité l'ADN" et "la police judiciaire a fait un travail extrêmement important qui a permis de resserrer les éléments à l'encontre" du suspect, a-t-on expliqué.

Convoqué par les enquêteurs, le suspect a été placé en garde à vue mardi matin. La cour d'appel de Besançon avait clos une première fois l'enquête en 2002 sans être parvenu à identifier ni l'auteur ni ses mobiles. Dans cette affaire non élucidée, la juge d'instruction de Belfort Christine Schlumberger avait rendu en 2001 un non-lieu, faute d'avoir pu identifier l'auteur. Cette décision avait été remise en cause par la famille, soutenue par plusieurs associations.

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