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Affaire Omar Raddad : que faut-il attendre des analyses ADN ?

REPLAY / ÉCLAIRAGE - L'espoir resurgit pour Omar Raddad. Le jardinier de Ghislaine Marchal, tuée en 1991, a toujours clamé son innocence dans l'affaire du meurtre de sa patronne.

Omar Raddad en 2008
Omar Raddad en 2008
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Le mystère de l'affaire Raddad un jour résolu grâce à la science ?
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Omar Raddad espère la révision de son procès grâce aux traces d'ADN
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Jean-Alphonse Richard & Cindy Hubert & Clémence Bauduin

Voilà bientôt vingt-cinq ans que le jardinier de Ghislaine Marchal crie son innocence. La riche veuve avait été assassinée chez elle, à Mougins dans les Alpes-Maritimes, le 23 juin 1991. Omar Raddad, qui avait été emprisonné puis gracié, espère une révision de son procès. Cet espoir se fonde désormais dans une trace d'ADN, que la justice a qualifiée, jeudi 5 novembre, d'exploitable, grâce aux progrès de la science. 

Cet ADN figure sur l'inscription "Omar m'a tuer", tracée en lettres de sang, qui a fait la singularité de ce mystère criminel. Jusque-là, les traces n'avaient pas pu être exploitées correctement, car les ADN sont "mélangés" sur deux scellés. Mais grâce aux avancées scientifiques, de nouvelles traces d'ADN ont pu être repérées et isolées, parfaitement lisibles, selon les enquêteurs. Début septembre, la justice a donc donné son feu vert à des analyses qui vont durer plusieurs semaines.

Un travail de fourmi

Les quatre traces ADN se trouvent sur les portes de la chaufferie de la villa de Mougins, où figure l'inscription "Omar m'a tuer", ainsi que sur un chevron ensanglanté, retrouvé près du corps de Ghislaine Marchal. Elles vont être comparées aux trois millions de profils qui se trouvent dans le fichier national des empreintes génétiques. Elles vont également être rapprochées aux personnes en contact à l'époque avec Ghislaine Marchal : ses proches, des ouvriers ayant travaillé dans la villa de Mougins, mais également les enquêteurs, les gendarmes et les magistrats qui auraient pu manipuler ces scellés 

La justice se lance alors dans un travail de fourmi qui pourrait prendre quatre à six mois, selon le parquet de Nice. Le seul risque qui empêcherait l'exploitations des traces ADN est que ces traces aient été altérées lors des manipulations de l'enquête. Si ce n'est pas le cas, Omar Raddad, qui n'a de cesse de réclamer la révision de son procès, aurait toutes les chances d'être rejugé.

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