2 min de lecture Affaire Grégory

Affaire Grégory : la garde a vue de Murielle Bolle en novembre 1984 a été validée

La chambre de l'instruction de Dijon a rejeté une QPC portant sur la garde à vue de Murielle Bolle en 1984. Ses avocats voulaient la faire annuler au motif que la jeune femme n'avait pas été assistée par un avocat. Ils veulent aussi annuler sa mise en examen.

Murielle Bolle, à gauche, au palais de Justice de Dijon, le 30 juin 1986
Murielle Bolle, à gauche, au palais de Justice de Dijon, le 30 juin 1986 Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Éleonore de Marnhac
Éléonore De Marnhac
et AFP

Mercredi 7 mars, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon a "rejeté en l'état" une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant la garde à vue en 1984 de Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory. Début février, la défense de Murielle Bolle avait en effet contesté sa mise en examen en juin 2017 dans le cadre de l'enlèvement et du meurtre du petit Grégory il y a plus de 33 ans, précédant cette requête d'une QPC. Les avocats soulignent notamment le fait que Mme Bolle, qui avait 15 ans à l'époque, n'ait pas été assistée par un avocat, bien que la loi ne l'imposait pas. 

La défense de Murielle Bolle a décidé de se pourvoir en cassation. Toutefois, cette procédure ne pourra avoir lieu qu'après l'examen de la nullité de la mise en examen de Murielle Bolle, prévue le 30 mars. Le parquet général et les avocats des parents de Grégory s'étaient opposés à la transmission de la QPC. Le Conseil constitutionnel avait en effet déjà refusé en 2010 l'application rétroactive des nouvelles règles de la garde à vue, les droits de défense n'ayant été créés qu'en 2010. Mais pour la défense, la question n'a pas été tranchée pour les mineurs. 

En 1984, Murielle Bolle avait accusé en garde à vue son beau-frère Bernard Laroche d'avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Bernard Laroche avait été incarcéré puis relâché avant d'être tué d'un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, en 1985. Plus de trente ans plus tard, la justice soupçonne Murielle Bolle aujourd'hui âgée de 48 ans d'avoir participé à l'enlèvement et soutient que sa rétractation s'explique par des violences familiales subies à l'époque, ce qu'elle conteste. 

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Les avocats des époux Marcel et Jacqueline Jacob, deux septuagénaires (grand-oncle et grand-tante du petit Grégory) également mis en examen dans le dossier, avaient aussi déposé une requête en nullité de la mise en examen de leurs clients. Cette demande sera elle aussi examinée le 30 mars.

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