1 min de lecture Suède

Wikileaks : Julian Assange joue son va-tout

Le sulfureux Australien, accusé de viol et dont l'appel a été rejeté par la justice de Stockholm, va se tourner vers les "instances internationales".

Julian Assange durant une conférence de presse à l'ambassade d'Équateur à Londres le 18 août 2014
Julian Assange durant une conférence de presse à l'ambassade d'Équateur à Londres le 18 août 2014 Crédit : JOHN STILLWELL / POOL / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Julian Assange n'a pas dit son dernier mot. Toujours poursuivi pour viol en Suède, celui qui clame son innocence n'a pas épuisé toutes ses cartouches en justice. 

Le fondateur de Wikileaks introduira un recours devant les "instances internationales", a annoncé l'un de ses avocats mardi 12 mai. La veille, la justice suédoise a refusé d'annuler un mandat d'arrêt le visant notamment pour viol.

L'informaticien australien compte parmi ses défenseurs le célèbre juge antiterroriste Baltasar Garzón. Pour celui-ci, la décision de la Suède "met fin à la voie judiciaire nationale et nous irons donc devant les instances internationales pour la sauvegarde des droits, gravement attaqués". La défense étudie actuellement "devant quelles instances internationales elle va" introduire une procédure, selon le cabinet de l'ex-juge espagnol. 

Caché depuis 2012 à Londres

L'Australien fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen pour des accusations de viol et d'agression sexuelle en Suède en 2010, qu'il nie en bloc. 

À lire aussi
La gare centrale de Kalmar en Suède faits divers
Suède : un écran publicitaire diffuse du porno dans une gare

Ayant trouvé refuge depuis juin 2012 à l'ambassade d'Équateur à Londres, il refuse de se rendre en Suède. Il craint d'y être expulsé vers les États-Unis, qui veulent le juger pour avoir divulgué un demi-million de documents classés secret défense via Wikileaks.

Baltasar Garzón, qui s'est fait connaître pour avoir fait arrêter le dictateur Augusto Pinochet à Londres en 1998, estime que la Cour suprême suédoise a refusé "de se prononcer sur les retards injustifiés, dus à l'inaction" du parquet, ou "la privation de liberté de fait, sans aucune garantie de procédure, durant quasiment trois ans" de Julian Assange.

Baltasar Garzón a également réitéré la disposition de Julian Assange à être interrogé à Londres "de manière urgente pour que cesse cette situation d'incapacité à se défendre qui l'oblige à se cacher et qui empêche, de fait, un procès équitable".

Les autorités judiciaires suédoises ont proposé en mars de procéder à un interrogatoire à Londres du fondateur de Wikileaks.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Suède Wikileaks Londres
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants