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Vladimir Poutine lève l'interdiction de livrer des missiles à l'Iran

L'ancien président russe Dmitri Medvedev avait interdit en 2010 la livraison de ces missiles à l'Iran en application de la résolution 1929 de l'ONU sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire controversé.

Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le 16 mars 2015.
Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le 16 mars 2015.
Crédit : ANATOLY MALTSEV / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le président russe Vladimir Poutine a signé, ce lundi 13 avril, un décret annulant l'interdiction faite à la Russie de livrer à l'Iran des missiles S-300, selon un communiqué du Kremlin. La présidence russe ne dit rien de la vente ou de la possibilité immédiate d'une livraison de missiles S-300. Mais le décret présidentiel ouvre en théorie  la voie à de possibles livraisons par voies maritimes, terrestres et aériennes.

L'ancien président russe Dmitri Medvedev avait interdit en 2010 la livraison de ces missiles à l'Iran en application de la résolution 1929 de l'ONU sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire controversé. Ce contrat était critiqué par les Occidentaux et Israël. La Russie et l'Iran avaient signé un accord en 2007 en vue de la livraison de ces équipements capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles, d'un montant de 800 millions de dollars

Quatre milliards d'euros de dédommagement

Après l'interdiction de livraison des S-300, Téhéran avait saisi la Cour internationale d'arbitrage à Genève, en Suisse pour réclamer à Moscou quatre milliards de dollars à titre de dédommagement. Au début de l'année toutefois, Moscou et Téhéran avaient signé un protocole d'accord pour renforcer la "coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs", à l'occasion d'une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Et la Russie avait proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. 

L'Iran et la Russie étaient visés par des sanctions économiques des Etats-Unis et des pays européens, Téhéran en raison de son programme nucléaire et la Russie à cause de son implication dans la crise ukrainienne. Les deux pays, qui se sont encore rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, soutiennent également le régime du président syrien Bachar al-Assad. Mais les relations avec la Russie, longtemps principal fournisseur en armements de la République islamique, ont été émaillées de disputes depuis le début de la crise diplomatique internationale autour du programme nucléaire controversé de Téhéran. 

Vers un accord définitif

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Le 2 avril, après des mois de négociations, l'Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont tombés d'accord sur les grandes lignes d'un accord pour imposer des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de Téhéran. L'Iran demande en échange la levée des sanctions internationales. Les négociateurs se sont donnés jusqu'à fin juin pour tenter de régler les détails techniques et juridiques complexes en vue de trouver un accord définitif qui mettrait fin à 12 ans de crise diplomatique internationale sur ce  programme iranien.  

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