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Texas : la Cour suprême autorise l'exécution d'un handicapé mental

La Cour suprême des Etats-Unis a laissé exécuter un condamné au retard intellectuel.

Une salle d'exécution dans une prison du Texas. (illustration)
Une salle d'exécution dans une prison du Texas. (illustration)
Crédit : TEXAS DEPARTMENT OF CORRECTIONS / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Après avoir interdit par deux fois la peine capitale pour les handicapés mentaux, la Cour suprême des Etats-Unis a laissé exécuter, jeudi au Texas, un condamné dont le retard intellectuel était établi depuis son enfance.

Robert Ladd, doté d'un QI de 67, a été exécuté par injection létale à 19H02 dans la chambre de la mort de Huntsville, Texas (sud), a-t-on appris auprès d'une porte-parole du ministère de la Justice texan. Peu avant, la Cour suprême des Etats-Unis avait rejeté ses deux appels et donné son accord à l'exécution de ce Noir de 57 ans.

Des critères "trop subjectifs"

Par deux fois, la haute Cour avait interdit la peine de mort pour les handicapés mentaux dans "Atkins v. Virginia" en 2002 et "Hall v. Florida" en 2014. Mais elle a laissé à chaque Etat le soin de définir le retard intellectuel. En autorisant l'exécution de Robert Ladd, la haute Cour a ainsi tacitement confirmé l'arrêt de la Cour pénale d'appel du Texas, qui s'était rangée à l'avis de l'Etat jugeant "beaucoup trop subjectifs" les critères retenus pour Robert Ladd.

La Cour texane avait cité le personnage intellectuellement déficient du livre "Des souris et des hommes" de John Steinbeck "comme exemple de quelqu'un auquel les citoyens du Texas pourraient" épargner l'exécution, selon un document de justice.

"Le sort ne devrait pas dépendre d'un roman"

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"De fait, ce cas est plus bizarre que la fiction. N'importe où ailleurs dans ce pays, le QI à 67 de Ladd aurait signifié la prison à vie, et non la mort", a déclaré Brian Stull, l'avocat de la puissante Union américaine de défense des libertés (ACLU), qui le soutenait. "Le sort de Robert Ladd ne devrait pas dépendre d'un roman".

Sa vie "est pleine de preuves de son handicap intellectuel", a ajouté l'avocat. Dès l'âge de 13 ans, il avait été jugé "de toute évidence retardé" par un psychiatre du Texas. A 18 ans, il avait été pris en charge par un centre spécialisé dans le retard mental et avait occupé un emploi handicapé, selon un document judiciaire.

Maurie Levin, une autre avocate du prisonnier, avait attaqué sans succès la procédure d'injection létale utilisée au Texas, le pentobarbital.

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