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Russie : boudé par l'Occident, Poutine commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale

Malgré l'absence de nombreux dirigeants occidentaux, le président russe a défilé ce samedi à Moscou, à la tête de cortège à 250.000 personnes pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie.

Le président russe Vladimir Poutine, un portrait de son père à la main, le 9 mai 2015
Le président russe Vladimir Poutine, un portrait de son père à la main, le 9 mai 2015
Crédit : VASILY MAXIMOV / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Au lendemain des sobres cérémonies de commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale de la France et du Royaume-Uni, la Russie célèbre les 70 ans de la capitulation nazie, avec un jour de décalage en raison de la différence de fuseau horaire, ce samedi 9 mai avec beaucoup plus de faste.

Vladimir Poutine a marché ce samedi sur la place Rouge à Moscou, un portrait de son père ancien combattant à la main, à la tête d'un cortège estimé à 250.000 personnes par la police pour célébrer la mémoire des "défenseurs de la Patrie" contre l'Allemagne nazie en faisant étalage de sa puissance militaire.

Snobé par les Occidentaux qui lui reprochent son soutien aux séparatistes prorusses en Ukraine, le président russe peut toutefois se targuer d'avoir accueilli les dirigeants de puissances émergentes comme les présidents chinois Xi Jinping et indien Pranab Mukherjee, ainsi que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, pour une parade qui a fait la part belle aux nouveaux armements russes : le char Armata T-14 présenté comme le plus puissant du monde par son constructeur ou des missiles balistiques intercontinentaux de près de 50 tonnes.

Pas rancunier

Malgré l'absence de ses homologues occidentaux, dont François Hollande, Barack Obama et David Cameron, le chef d'État russe a loué la "contribution" des Alliés dans la victoire en 1945 contre l'Allemagne nazie. Tout en rappelant que "c'est l'Armée rouge qui, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne", Vladimir Poutine a tenu a remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des États-Unis pour leur contribution à la victoire". Et de poursuivre , avant une minute de silence en mémoire des victimes, une première pour la Russie : "Je remercie les différents pays antifascistes qui ont pris part aux combats contre les nazis dans les rangs de la résistance et dans la clandestinité".

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Le président russe s'est ainsi montré plutôt apaisant, faisant un geste en direction des Occidentaux et se gardant d'évoquer la menace "fasciste" ukrainienne. "Soixante-dix ans plus tard, l'Histoire nous appelle à être à nouveau vigilants", a simplement précisé Vladimir Poutine, rappelant que les croyances en "une supériorité raciale avaient entraîné une guerre sanglante". Plus tard, au cours d'une réception avec les dirigeants mondiaux présents à Moscou, il a ajouté que "l'esprit d'alliance qui s'est forgé au cours de la Seconde Guerre mondiale devait servir aujourd'hui d'exemple".

L'absence de François Hollande vivement critiquée à droite

Si l'absence des chefs d'état occidentaux "est vécue comme un affront" en Russie aux dires de l'ancien diplomate et écrivain russe Vladimir Fédorovski dans un entretien au Figaro.fr, l'absence de François Hollande est également vivement critiquée par l'opposition française.

Pour le député UMP Jacques Myard, "ce refus de se rendre à Moscou est de la part de François Hollande une insulte à l'Histoire alors que Vladimir Poutine était venu le 6 Juin 2014 sur les plages de Normandie". Pour l'élu des Yvelines, "faire le voyage de Moscou avant d'aller à Cuba aurait été empreint d'une certaine symbolique historique unissant deux peuples qui se libèrent de la gangue du communisme, et n'aurait en rien été perçu comme un changement dans la position actuelle de Paris sur la crise ukrainienne."

Même son de cloche chez Nicolas Dupont-Aignan. Pour le président de Debout la France, "le refus de François Hollande de se rendre aux cérémonies à Moscou marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale est une honte et une faute. Cette date est particulièrement importante pour les Russes, qui ont payé un lourd tribut, 27 millions de morts, pendant cette guerre face aux forces nazies". Tout comme Jacques Myard, le député de l'Essonne rappelle que le président russe était présent le 6 juin 2014 en Normandie.

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