1 min de lecture Zimbabwe

Que se passe-t-il au Zimbabwe ?

ÉCLAIRAGE - Mardi 14 novembre le président zimbabwéen Robert Mugabe a été assigné à résidence par les chefs militaires de son armée.

Mercredi 15 novembre, l'armée a pris le contrôle de Harare, la capitale du Zimbabwe.
Mercredi 15 novembre, l'armée a pris le contrôle de Harare, la capitale du Zimbabwe. Crédit : STR / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Il était vêtu d'un habit traditionnel bleu et jaune. Robert Mugabe, président du Zimbabwe, assistait vendredi matin à une remise de diplôme au sein d'une université de la capitale, Harare.

Assigné à résidence par les chefs de son armée depuis la nuit du mardi 14 au mercredi 15 novembre, le chef de l'État est cette fois apparu comme un "homme libre". Mais l'instabilité règne toujours sur le pays.

Robert Mugabe, 93 ans, dont 37 passés seul à la tête du Zimbabwe, refuse de démissionner malgré les injonctions de l'armée. Assurant qu'il ne s'agit pas d'un coup d'État mais de "négociations", celle-ci a pris le contrôle de la capitale et réclame un régime de transition démocratique. "Entre-temps, nous appelons la nation à rester patiente et pacifique le temps que nous menions notre opération", a-t-elle conclu dans son communiqué. 

Guerre de succession

Le coup de force de l'armée a été provoqué par l'éviction du vice-président Emmerson Mnangagwa le 6 novembre dernier. Pressenti pour prendre la succession de Robert Mugabe, celui-ci s'imposait comme le principal rival de sa femme, Grace Mugabe, elle aussi prétendante à la présidence.

Vétéran de la lutte pour l'indépendance, Emmerson Mnangagwa bénéficie du soutien de l'armée. Vendredi, une source proche de l'ancien vice-président a confirmé à l'AFP qu'il était de retour au Zimbabwe après avoir fui le pays. Il avait promis de défier le président Mugabe et son épouse Grace.

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Vendredi, l'armée a également procédé à l'arrestation de plusieurs proches de Robert Mugabe. "Nous lançons un avertissement ferme à Mugabe et à sa femme (Grace): la partie est finie", a lancé le très influent Christopher Mutsvangwa, chef des anciens combattants  lors d'une conférence de presse dans la capitale Harare. 

L'armée a par ailleurs appelé la population à se mobiliser en masse samedi dans les rues de la capitale.

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