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"Peut-être bientôt" : Donald Trump dit entrevoir un accord avec les nouveaux dirigeants iraniens

Le président américain a déclaré entrevoir un "accord" avec les nouveaux dirigeants iraniens, estimant que la guerre lancée par les États-Unis et Israël avait abouti à un "changement de régime".

Donald Trump à Miami, le 27 mars 2026

Crédit : Mandel NGAN / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Donald Trump a assuré entrevoir un "accord" avec les nouveaux dirigeants iraniens, estimant que la guerre lancée par les États-Unis et Israël avait abouti à un "changement de régime", bien que Téhéran poursuive, ce lundi 30 mars, ses frappes contre les pays du Golfe. 

Ce conflit, déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne, faisant des milliers de morts, en grande majorité en Iran et au Liban, selon les autorités, ne montre aucun signe d'apaisement. Mais le président américain a affirmé que les liquidations successives des principaux dirigeants de la République islamique, à commencer par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre, avaient suscité de facto "un changement de régime". 

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", a-t-il assuré à des journalistes, les qualifiant de "bien plus raisonnables" que leurs prédécesseurs. Donald Trump a dit "entrevoir un accord" avec ces nouveaux dirigeants iraniens, "peut-être bientôt". Il a affirmé que l'Iran était sur le point d'autoriser dans les prochains jours le passage de 20 navires pétroliers par le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite normalement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, dont le blocage a fait exploser les prix. 

L'entrée en guerre des rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran

Les cours du pétrole ont d'ailleurs ouvert en nette hausse sur les marchés asiatiques, avant ces déclarations du président américain. Dans un entretien publié par le Financial Times, Donald Trump a prévenu que l'armée américaine pouvait prendre "très facilement" l'île de Kharg, dans le Golfe, qui abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran assurant environ 90% de ses exportations de brut. L'île a été ciblée mi-mars par une attaque américaine. 

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La crise énergétique pourrait encore être aggravée par l'entrée en guerre des rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, qui ont annoncé avoir mené deux attaques samedi contre Israël et pourraient entraver la circulation dans le détroit de Bab el-Mandeb, l'un des couloirs maritimes les plus empruntés au monde. 

Dans ce contexte, la France réunit lundi un G7 Finances-Energie pour échanger sur les répercussions économiques liées à la guerre. 

De nouvelles salves israéliennes contre diverses cibles en Iran

À Téhéran, une série d'explosions ont été entendues dimanche soir, selon un journaliste de l'AFP. Le ministère iranien de l'Energie a signalé des coupures de courant dans la capitale et sa région après des "attaques" contre des installations électriques. 

Israël, qui a annoncé de nouvelles salves dans la soirée contre diverses cibles en Iran, a fait état d'un "impact de débris de missile" dans un complexe industriel du sud de son territoire, visé par des tirs des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. 

L'Iran poursuit de son côté ses frappes à titre de représailles contre des intérêts américains et économiques dans le Golfe. Au Koweït, un bâtiment d'une usine de dessalement, qui génère aussi de l'électricité, a été touchée par une attaque iranienne, "provoquant la mort d'un travailleur indien et des dégâts matériels importants", selon le gouvernement de l'émirat. Dix militaires koweïtiens ont auparavant été blessés dans une attaque contre un site des forces armées, selon un communiqué. 

L'Arabie saoudite a elle annoncé avoir intercepté cinq missiles qui se dirigeaient vers l'est du royaume. Parallèlement, les tentatives diplomatiques se multiplient pour tenter d'arrêter le conflit qui dure depuis plus d'un mois. 

Un possible déploiement de troupes américaines ?

Le Pakistan s'est ainsi déclaré prêt à "accueillir et faciliter, dans les prochains jours, des pourparlers significatifs" entre les États-Unis et l'Iran visant à parvenir à "un règlement global et durable du conflit", se prévalant du soutien croissant de l'ONU et de la Chine. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a fait cette déclaration après avoir reçu ses homologues saoudien, égyptien et turc à Islamabad, la capitale. 
                   
Les spéculations vont bon train sur un possible déploiement de troupes américaines au sol en Iran, éventualité sur laquelle Donald Trump entretient une certaine ambiguïté. Un navire américain d'assaut amphibie, à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines est arrivé dans la région vendredi. 

"L'ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre", a dénoncé le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Avant d'avertir: "Nos hommes attendent l'arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toutes leurs alliés régionaux". 

Netanyahu a ordonné à l'armée israélienne "d'étendre la zone de sécurité" au Liban

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, successeur de son père, a remercié les autorités religieuses et le peuple irakiens pour leur soutien face à "l'agression" américano-israélienne. Mojtaba Khamenei, toujours invisible depuis sa désignation le 8 mars, s'est encore une fois exprimé dans un message écrit relayé par les médias iraniens. Son absence alimente les spéculations, Donald Trump allant jusqu'à mettre en doute le fait qu'il soit vivant. 

Parallèlement, au Liban, deuxième front principal de la guerre, où Israël combat le Hezbollah chiite pro-iranien, un Casque bleu de l'ONU a été tué par l'explosion d'un projectile d'origine inconnue dans le sud du pays. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné à l'armée israélienne "d'étendre la zone de sécurité" dont elle s'est emparée dans cette région du Liban. 

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