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Peine de mort : si la Hongrie veut la rétablir elle doit "quitter l'UE", dit Barroso

L'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso a vivement réagi aux déclarations de Viktor Orban, qui a déclaré que la peine de mort "est à l'ordre du jour".

L'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso à Bruxelles le 24 octobre 2013 (archives)

Crédit : GEORGES GOBET / AFP Archives

AFP

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La Hongrie ne peut rétablir la peine de mort qu'en sortant de l'UE, a déclaré l'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso, réagissant à des déclarations du Premier ministre hongrois Viktor Orban. "Si un État membre veut la rétablir (la peine de mort), il peut le faire mais il doit alors quitter l'UE", a déclaré M. Barroso, président de la Commission de 2004 à 2014, au cours d'une interview diffusée dimanche" par la chaîne de TV hongroise ATV.

"Le rétablissement de la peine de mort est tout simplement impossible pour un membre de l'UE. Le débat a été clos il y a longtemps. C'est une affaire réglée pour tous les membres", a ajouté M. Barroso qui appartient au même parti  - Parti populaire européen (PPE) - de centre-droit que le Premier ministre Viktor Orban.

La peine de mort est à l'ordre du jour

Viktor Orban, réagissant au meurtre d'un commerçant

M.Orban s'est heurté à plusieurs reprises à Bruxelles sur un certain nombre de questions qui portent sur les valeurs fondamentales de l'UE. Le mois dernier, s'exprimant à la suite du meurtre d'un commerçant au cours d'un braquage, M. Orban a déclaré que "la peine de mort était à l'ordre du jour".

Au cours d'une interview radiodiffusée vendredi il a ajouté que les membres de l'UE devraient trancher individuellement la question. "Si nous pouvons protéger les citoyens sans rétablir la peine de mort, faisons-le. Mais cela ne marche pas, il faudra alors la rétablir", a-t-il souligné.

Une condition irrévocable d'adhésion à l'UE

Le successeur de M. Barroso, Jean-Claude Juncker, a déclaré de son côté que M. Orban doit s'attendre à un "affrontement" s'il veut rétablir la peine de mort. La Hongrie a aboli la peine capitale à la fin du communisme en 1990 afin de satisfaire à une condition clé de son adhésion à l'UE, qu'elle a rejoint en 2004.

La Commission européenne a rappelé à plusieurs reprises que "l'abolition de la peine de mort est une condition et un préalable pour rejoindre l'UE et pour y demeurer".

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