2 min de lecture

"Pas de risque de véritable choc pétrolier" : sur RTL, Frédéric Encel écarte un scénario noir pour l'économie mondiale malgré la flambée des prix à la pompe

Alors que la flambée des carburants plombe le moral des automobilistes, Frédéric Encel tente de rassurer. Invité sur RTL ce mercredi 16 septembre, le docteur en géopolitique évoque un "mini choc pétrolier" et écarte, à ce stade, le scénario d'un véritable choc mondial.

Frédéric Encel, docteur en géopolitique et professeur à Sciences Po Paris, invité de RTL Matin le 16 septembre 2026.

Crédit : RTL

"Pas de risque de véritable choc pétrolier" : sur RTL, Frédéric Encel écarte un scénario noir pour l'économie mondiale malgré la flambée des prix à la pompe

00:07:30

"Pas de risque de véritable choc pétrolier" : sur RTL, Frédéric Encel écarte un scénario noir pour l'économie mondiale malgré la flambée des prix à la pompe

00:07:30

Céline Landreau & Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Les prix à la pompe continuent de grimper et la colère monte chez les automobilistes. Mardi, le litre d'essence atteignait en moyenne 2,15 euros, au-dessus du pic de 2022, tandis que le gazole culminait à 2,35 euros. Dans ce contexte tendu, marqué par les perturbations du trafic pétrolier au large de la péninsule arabique, Frédéric Encel a voulu relativiser sur RTL les conséquences de la crise actuelle.

Invité de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin, ce mercredi 16 septembre, le docteur en géopolitique et professeur à Sciences Po Paris estime que la situation relève pourtant d'un "mini choc pétrolier". "La différence est très substantielle avec le grand choc pétrolier de 73 après la guerre du Kippour", explique-t-il. Selon lui, la hausse actuelle des cours reste limitée au regard des précédentes flambées : "Aujourd'hui nous sommes à un baril à 100, 105, il peut très bien monter à 110 dollars."

"On n'en est pas mort"

Frédéric Encel rappelle aussi que le pétrole a déjà atteint des niveaux bien plus élevés par le passé. "Dans les années 80 d'une part, dans les années 2000 d'autre part, le baril de brut était déjà monté à plus de 150 dollars. On n'en est pas mort. Et l'économie mondiale, à l'époque, s'était reprise", souligne-t-il. 

Pour le géopolitologue, le contexte énergétique mondial a profondément changé depuis les années 1970. "Le pétrole, on en trouve aujourd'hui partout", fait-il valoir, en rappelant que les États-Unis sont redevenus "la première puissance productrice d'hydrocarbures au monde". Il souligne aussi que les économies développées utilisent proportionnellement moins de pétrole qu'auparavant, avec un recours accru au gaz naturel et à d'autres sources d'énergie.

À écouter aussi

Frédéric Encel met aussi en avant la capacité du trafic maritime à s'adapter malgré les tensions dans la zone. "Une grande partie de ce qui est produit dans le Golfe et en Asie, vers les États-Unis et vers l'Europe notamment, passe dorénavant par le Cap de Bonne Espérance", ajoute-t-il, avant de préciser : "On perd une semaine, on perd deux semaines, c'est un peu plus cher, mais ce n'est pas ce qu'on peut considérer comme étant un véritable choc".

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée