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"Oui, je le rencontrerai" : Donald Trump évoque un possible sommet avec Kim Jong-un avant la fin de l'année

Le président américain a dernièrement multiplié les gestes envers la Corée du Nord. En début de semaine, il a annoncé réduire la voilure des exercices militaires avec la Corée du Sud pour ne pas froisser Pyongyang. Il assure qu'une rencontre entre les deux dirigeants aura lieu avant 2027.

Donald Trump rencontre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa à Singapour, le 12 juin 2018.

Crédit : SAUL LOEB / AFP

AFP - édité par Quentin Menu

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Vers un nouveau sommet États-Unis/Corée du Nord ? En tout cas, c'est le souhait du président américain. Donald Trump a annoncé mercredi 19 août qu'il rencontrerait cette année le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, alors que dans le même temps les exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington ont été écourtés, à sa demande.

"Oui, je le rencontrerai", a répondu le président américain, interrogé à propos d'une éventuelle entrevue avec Kim Jong-un avant la fin de l'année, alors qu'il faisait visiter des chantiers en cours à la Maison Blanche à quelques journalistes. Cette rencontre, qui serait la quatrième entre les deux hommes, pourrait selon plusieurs observateurs avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec (Coopération économique de l'Asie-Pacifique) en Chine.

Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se targue d'avoir une relation privilégiée avec Kim Jong-un, dont le pays est considéré comme une menace majeure pour la sécurité des États-Unis par le renseignement américain.

Pyongyang posséderait "57 armes nucléaires"

Cette relation est revenue sur le devant de la scène quand le président américain a décidé dimanche d'écourter des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Il a jugé mercredi que ces manœuvres étaient "très insultantes pour quelqu'un qui, franchement, en tout cas pendant mon mandat, s'est très bien conduit."

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Kim Yo-jong, sœur influente du leader nord-coréen, a affirmé mercredi qu'elle n'était "pas du tout au courant" d'une quelconque communication entre son frère et Donald Trump. Tout en soulignant que les relations entre eux restaient "excellentes", elle a ajouté que la décision de Donald Trump concernant ces exercices "ne mérite pas d'être commentée" et qu'elle est "dénuée d'intérêt", selon un communiqué.

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Donald Trump a aussi livré mercredi une estimation officielle inhabituelle et très précise de l'arsenal nucléaire nord-coréen, estimant que le pays était doté de "57 armes nucléaires". "Cela n'aurait jamais dû arriver. (...) Si j'avais été président, je ne l'aurais pas permis", a ajouté le dirigeant républicain.


Le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a précisé jeudi devant le Parlement que Séoul estimait le nombre d'armes nucléaires possédées par le Nord "à environ 80 à 120". L'armée sud-coréenne a précisé que les exercices avec les forces américaines, prévus initialement jusqu'au 27 août, se termineraient dès vendredi.

Un revers pour Séoul

Ce changement de posture constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des États-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l'AFP que cette décision était "inhabituelle". Dans un communiqué, l'état-major interarmées sud-coréen a annoncé "ajuster la durée de l'exercice UFS" (Ulchi Freedom Shield) à la suite d'une "suggestion de la partie américaine".

Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Cho Hyun a expliqué devant le Parlement mercredi que Séoul n'avait pas été prévenu au préalable de la décision d'écourter les exercices. Les États-Unis entretiennent un contingent de 28.500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie. Une partie d'entre eux devait être mobilisée aux côtés de 18.000 militaires sud-coréens pour ces exercices.

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