2 min de lecture Norvège

Norvège : Anders Breivik ouvre son procès contre l'État avec un salut nazi

L'extrémiste de droite, responsable du meurtre de 77 personnes en Norvège en 2011, a fait une entrée remarquée lors du premier jour de son procès contre l'État pour protester contre ses conditions de détention.

Anders Breivik, lors du premier jour de son procès, le 15 mars 2015
Anders Breivik, lors du premier jour de son procès, le 15 mars 2015 Crédit : AFP
Julien Quelen
Julien Quelen
et AFP

Au mois de juillet 2011, Anders Breivik avait commis le pire attentat de l'Histoire de la Norvège en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo puis en ouvrant le feu sur des dizaines de personnes dans un camp d'été de la jeunesse travailliste du pays, faisant un triste bilan de 77 victimes. Depuis, l'homme aujourd'hui âgé de 37 ans est incarcéré en prison et subi des traitements qui sont une "torture", selon ses propres dires. 

Mardi, pour l'ouverture de son procès qu'il intente à l'État responsable de son régime carcéral, Anders Breivik est arrivé devant la salle en faisant un salut nazi, confortant ainsi les craintes que cette exposition serve de tribune politique. "Cette affaire porte sur quelque chose de totalement différent de ce que beaucoup ont cru, à savoir que c'est une affaire soulevée pour permettre à Breivik de revenir sous les projecteurs et s'expliquer", a démenti l'avocat du détenu en qualifiant d'"inhumain" le traitement de son client en prison

Qu'est-ce qui est reproché à l'État ?

Condamné à 21 ans de prison minimum (sa peine est susceptible d'être rallongée), Anders Breivik accuse l'État d'enfreindre deux dispositions de la Convention européenne des droits de l'Homme ; l'une interdisant les "peines ou traitements inhumains ou dégradants" et l'autre garantissant le "droit au respect de sa vie privée (...) et de sa correspondance". 

Plus en détail, son avocat a notamment dénoncé dans ses déclarations liminaires l'usage fréquent des menottes ou des centaines d'inspections corporelles effectuées alors que son client était nu dans la prison d'Ila, où il était incarcéré jusqu'en septembre 2013. Mais le principal grief du détenu concerne son isolement carcéral. Les rares visites qu'Anders Breivik reçoit dans des conditions de très hautes sécurité se font à travers une paroi de verre. En cinq années de détention, l'extrémiste n'a eu le droit de voir que sa mère (hors professionnels) pendant 5 minutes avant qu'elle ne meure d'un cancer en 2013.

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