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"Les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l'exception" : l’alerte de Copernicus après un mois de mai hors normes

Copernicus alerte sur la banalisation des phénomènes climatiques extrêmes, après un mois de mai 2026 classé au deuxième rang des plus chauds jamais enregistrés. L’observatoire européen souligne aussi la persistance de températures mondiales très élevées et le retour probable d’El Niño dans les prochains mois.

Une photographie prise le 26 mai 2026 montre le thermomètre d'une pharmacie affichant 38 degrés Celsius à Lyon, alors qu'une vague de chaleur frappe la France.

Crédit : Jeff PACHOUD / AFP

AFP

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Les phénomènes climatiques extrêmes deviennent désormais "la norme", alerte l'observatoire européen Copernicus dans un rapport publié mercredi, qui souligne que mai 2026 se classe au deuxième rang des mois de mai les plus chauds, derrière le record de 2024.

"En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l'exception", a affirmé Samantha Burgess, climatologue de Copernicus, citée dans un communiqué.


Selon Copernicus, le mois de mai a battu de nombreux records mensuels sur le continent et provoqué des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal.

"Bien que remarquable, ce phénomène s'inscrit dans le cadre du réchauffement rapide de l'Europe et de la tendance à long terme à des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison", explique l'institut européen dans son bilan mensuel du climat mondial.
A l'échelle mondiale, mai 2026 reste toutefois derrière mai 2024 en terme de températures.

Une planète à 1,42°C au-dessus de l’ère préindustrielle

Terres et mers confondues, la température moyenne a été de 15,81°C, 1,42°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat, montre ce rapport.

À écouter aussi

Le climat a été mis sous pression par des températures "exceptionnellement élevées" de l'eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial "poursuit sa transition vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir", explique Copernicus.

El Niño est l'une des phases d'un cycle naturel dans l'océan Pacifique, qui se manifeste certaines années et démarre habituellement au printemps, affectant progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe.

Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Indonésie. D'autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes.
Le dernier épisode date de 2023/2024. Sa survenance est probable à 80% entre juin et août, a alerté début juin l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

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