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Internet : le blocage des sites porno partiellement levé en Inde

L'Inde a renoncé ce mercredi 5 août à bloquer des centaines de sites internet pornographiques, à l'exception des sites diffusant des contenus pédopornographiques.

Un Indien montre un site pornographique bloqué par les fournisseurs d'accès à internet le 3 août 2015.
Un Indien montre un site pornographique bloqué par les fournisseurs d'accès à internet le 3 août 2015.
Crédit : Manjunath Kiran / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le blocage de plus de 800 sites pornographiques jugés a été partiellement levé par les autorités indiennes. Si l'Inde a annoncé avoir renoncé à cette interdiction, les sites diffusant des contenus pédopornographiques restaient bloqués.

Toute l'affaire a débuté samedi 1er août : le ministère des télécommunications avait demandé aux fournisseurs d'accès à internet de bloquer 857 sites pornographiques jugés "répréhensibles" car contraire à la "moralité" ou présentant des contenus pédophiles. Il s'agissait de la première attaque notable du gouvernement du nationaliste hindou Narendra Modi contre la pornographie en ligne.

"Un ordre très très vague"

Tournée en dérision, cette interdiction a surtout suscité un tollé. Le gouvernement a donc dû revenir sur sa décision ce mardi soir, et a autorisé l'accès aux sites en question à l'exception de ceux diffusant des contenus pédopornographiques. "Les fournisseurs d'accès sont libres de permettre l'accès aux sites qui avaient été interdits et ne présentant pas de contenu pédophile", a déclaré un porte-parole du ministère ce mercredi à l'AFP.

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Estimant que la nouvelle décision leur laissait la responsabilité d'empêcher l'accès aux contenus pédophiles, certains fournisseurs ont préféré attendre plus d'éclaircissements de la part des autorités. "C'est un ordre très très vague. Tant que nous n'aurons pas de réponses claires, nous continuerons de bloquer les sites", a ainsi indiqué à l'AFP Rajesh Chharia, président de l'Association des fournisseurs d'accès indiens.

Les autorités indiennes nourrissent une certaine défiance vis-à-vis d'internet. En 2012, le gouvernement avait été accusé de censure massive lorsque 300 URLs avaient été interdites d'accès au prétexte qu'elles envenimaient les tensions ethniques.

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