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"Il faudra les pulvériser" : Donald Trump sème le trouble en menaçant Oman, pourtant son allié dans la guerre contre l'Iran

Donald Trump a menacé de "pulvériser" Oman, allié de Washington, lors d’une prise de parole où il semble avoir confondu le sultanat avec l’Iran. Cette sortie s’inscrit dans une série de confusions qui ravivent les critiques sur sa capacité à exercer son rôle de président des États-Unis.

Donald Trump en Floride, le 1er mai 2026

Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Donald Trump a suscité la stupeur mercredi 27 mai en menaçant de "pulvériser" Oman, un allié traditionnel des États-Unis, lors d’un conseil des ministres à la Maison Blanche. Interrogé sur l’avenir du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, le président américain a rejeté l’idée d’un contrôle conjoint par Oman et l’Iran, affirmant que ces eaux resteraient "internationales" et "ouvertes à tout le monde".

"Oman se comportera comme les autres ou alors il faudra les pulvériser. Ils le savent", a-t-il lancé, dans une formule aussitôt relayée sur X par le département d’État. La Maison Blanche n’a pas immédiatement clarifié si Donald Trump parlait réellement du sultanat, partenaire de Washington et médiateur régulier avec Téhéran, ou s’il voulait en réalité viser l’Iran.

Une autre confusion dans la même réunion

Le doute a été renforcé par une autre confusion survenue au cours de la même intervention. Évoquant l’économie américaine, Donald Trump a parlé du "conflit avec le Venezuela", avant de décrire un pays privé de marine et d’armée de l’air. Une formule qu’il utilise habituellement au sujet de l’Iran. Cette séquence intervient alors que les discussions entre Washington et Téhéran sur le détroit d’Ormuz restent tendues et qu’aucun accord définitif n’a été confirmé.

L’embarras est d’autant plus grand qu’Oman occupe une place singulière dans la diplomatie régionale. Le sultanat entretient de bonnes relations avec les États-Unis tout en servant souvent d’intermédiaire discret entre Washington et Téhéran. Une menace publique contre Mascate, même involontaire, risque donc d’alimenter l’incertitude dans une région déjà sous forte pression.

Confondre les pays, une habitude pour Donald Trump

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump se trompe dans les noms de pays. En 2025, il avait à plusieurs reprises confondu l’Arménie avec l’Albanie en se félicitant d’avoir contribué à un accord entre "l’Albanie et l’Azerbaïdjan". La bévue avait été relevée jusqu’en Europe, où plusieurs dirigeants s’en étaient amusés. 

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En janvier 2026, lors du Forum économique mondial de Davos, il avait aussi semblé confondre le Groenland avec l’Islande, alors qu’il évoquait ses ambitions concernant le territoire autonome danois. Selon plusieurs médias, il avait répété "Iceland" à plusieurs reprises alors que le contexte indiquait qu’il parlait du Groenland.

Ces erreurs répétées nourrissent les critiques de ses adversaires et les rumeurs sur son état de santé. Selon un sondage Washington Post–ABC News–Ipsos, réalisé au mois d'avril, seuls 40 % des Américains estiment désormais que Donald Trump possède l’acuité mentale nécessaire pour exercer la présidence, contre 47 % quelques mois plus tôt.

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