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Collision de trains en Espagne : les autorités françaises sans nouvelles de "plusieurs ressortissants" après la catastrophe

Au moins 69 personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres blessées dans la collision de deux trains à grande vitesse à Urda, au sud de Madrid, mercredi 28 octobre.

Les deux trains s'étant percutés près de Tolède en Espagne dans un drame ferroviaire majeur, le 28 octobre 2026.

Crédit : JAVIER SORIANO / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Au lendemain de la collision mortelle entre deux trains à Urda, près de Tolède en Espagne, les autorités françaises sont sans nouvelles de "plusieurs ressortissants", annonce le Quai d'Orsay ce jeudi 29 octobre.

Un peu plus tôt dans la journée, BFMTV avait révélé une inquiétude de la France pour deux ressortissants. L'Espagne a entamé jeudi trois jours de deuil national après ce nouveau drame qui a fait au moins 69 morts et plus d'une centaine de blessés, tandis que les familles tentent désespérément d'obtenir des nouvelles de plusieurs dizaines de proches.

Cet accident, la pire tragédie ferroviaire en Espagne depuis celle de Saint-Jacques-de-Compostelle qui a vu 80 personnes perdre la vie en 2013, a relancé les questions sur l'entretien du réseau national et sur la sécurité pour les passagers, après que le ministre des Transports a pointé une "erreur" humaine et des "circonstances inexplicables" qui ont abouti à la collision.

Pour rappel, un train de la compagnie nationale Renfe a percuté par derrière, sur les mêmes rails, un train de l'opérateur privé Iryo, qui avait été forcé à l'arrêt, après une panne informatique du système de sécurité qui contrôle la circulation ferroviaire. Au total, environ 550 personnes était présentes à bord des deux trains au moment de l'impact.

Des tests ADN pour aider à l'identification des victimes

Jeudi matin, les secours poursuivaient leurs opérations dans l'amas de ferraille laissé par la collision, qui a propulsé deux voitures du train Iryo en contrebas du talus, à la recherche d'éventuelles victimes supplémentaires. D'imposantes grues sont à l'œuvre. Sur les lieux de l'accident, "c'est un travail très complexe", a expliqué jeudi Esther Padilla, la porte-parole de la région, à la télévision espagnole, appelant à "ne pas précipiter" les travaux de recherches.

À écouter aussi

L'enquête suit son cours, mais le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez fait déjà face à des critiques concernant la gestion du réseau ferroviaire à grande vitesse, le deuxième du monde, après celui de la Chine. Et ce, seulement dix mois après un accident similaire à Adamuz, qui avait fait 46 morts. 

Ces dernières heures, la Garde civile a installé quatre bureaux à Madrid, Tolède, Cordoue et Séville pour permettre aux proches des victimes de fournir des échantillons d'ADN et permettre ainsi l'identification des victimes. Des centres de dons du sang ont été mis en place.

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