1 min de lecture Centrafrique

Centrafrique : la France exclut d'envoyer des renforts militaires

La France n'a pas l'intention d'envoyer des renforts militaires en République Centrafricaine, malgré la demande de la présidente de transition.

Un soldat français de l'opération Sangaris soigne un homme blessé à la machette en Centrafrique, le 22 janvier 2014.
Un soldat français de l'opération Sangaris soigne un homme blessé à la machette en Centrafrique, le 22 janvier 2014. Crédit : ISSOUF SANOGO / AFP
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et AFP

Fin de non recevoir pour la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, qui réclame des renforts de soldats dans son pays. Dans un entretien publié ce jeudi 23 janvier dans Le Parisien, elle assure que "le nombre de soldats actuel ne suffit même pas à remettre de l'ordre à Bangui". Mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lui a répondu ce jeudi que la France ne comptait pas renforcer sa présence militaire.

"Ce n'est pas notre intention dans l'état actuel des choses", a-t-il déclaré sur i-Télé. Jean-Yves Le Drian a toutefois argumenté qu'"il y a une montée en puissance" de la force d'interposition africaine Misca, "une meilleure coordination, l'arrivée de la force européenne, avec un espoir politique", même si des risques persistent comme "le risque de partition" qu'il faut "absolument éviter".

Soldats de l'UE et d'Afrique


"Il y a un mandat des Nations unies qui prévoit en particulier que les forces africaines de la Misca se renforcent pour arriver à 6.000 militaires", a rappelé Jean-Yves Le Drian. "Elles sont en train de se constituer, même si ça a pris un peu de temps, et je pense qu'avec l'arrivée des soldats rwandais, des soldats du Burundi, on aura là une force significative". Il a aussi qualifié d'"avancée significative" la mission militaire décidée par l'Union européenne, qui aura pour mission principale de sécuriser l'aéroport de Bangui. "Elle va beaucoup nous alléger", a-t-il affirmé, "ce qui permettra aux forces françaises et africaines de se déployer sur le territoire".

Le ministre de la Défense a toutefois admis que dans ce pays, où la France est intervenue le 5 décembre, "nous avons sous-estimé l'état de haine et l'esprit revanchard, l'esprit de représailles".

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La crise en Centrafrique. Crédit : jfs/dmk L. Saubadu, J.Jacobsen / AFP
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