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Burundi : les putschistes arrêtés après s'être rendus

Les forces loyalistes ont arrêté les chefs des putschistes burundais après qu'ils ont annoncé leur reddition.

Barrage dans une des rues de Bujumbura
Barrage dans une des rues de Bujumbura Crédit : JENNIFER HUXTA / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le coup d'État n'aura duré que trois jours. "Nous avons décidé de nous rendre. J'espère qu'ils ne vont pas nous tuer", a déclaré le général Godefroid Niyombare, chef des putschistes et ex-chef du service des renseignements, alors que des soldats fidèles au président Pierre Nkurunziza se rapprochaient.  


Le porte-parole des putschistes, le commissaire de police Vénon Ndabaneze, a confirmé la reddition. "Nous avons décidé de nous rendre. Nous avons déposé les armes. Nous avons appelé le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Défense pour leur dire que nous n'avions plus d'armes", a-t-il affirmé juste avant de se faire arrêter en compagnie du numéro deux du mouvement, Cyrille Ndayirukiye, qui avait annoncé la veille l'échec du coup d'Etat

Retour du chef de l'État

Avant son arrestation dans une maison de Bujumbura, le général Ndabaneze a eu le temps de raconter que les putschistes s'étaient séparés en différents groupes pendant la nuit. "Nous avons décidé de nous cacher pour attendre l'aube et de nous rendre pour ne pas être tués", a-t-il expliqué. 

"Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir", avait estimé le général Cyrille Ndayirukiye. Cette annonce était intervenue alors que la présidence burundaise venait d'annoncer le retour, sur le territoire burundais, du chef de l'Etat, resté bloqué en Tanzanie depuis le début de la tentative de coup d'Etat. Dans la soirée de jeudi, le conseiller en communication de la présidence a affirmé qu'il avait regagné le pays, sans donner plus de précision, "pour des raisons de sécurité". 

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