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Avec l'Autorité du détroit du Golfe Persique, l'Iran crée un organisme pour gérer le très sensible détroit d'Ormuz

L'Iran a formalisé lundi la création d'un nouvel organisme pour la gestion du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que Téhéran contrôle depuis le début de la guerre.

Le détroit d'Ormuz

Crédit : 000_B3734G3

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Ce nouvel organisme sera-t-il une voie vers la pacification de la région ou un nouvel outil dans les mains du pouvoir iranien ? L'Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a été créée ce lundi 18 mai 2026  très officiellement par Téhéran pour gérer le détroit d'Ormuz. L'organisme a désormais son compte officiel, à travers lequel elle fournira "des mises à jour en temps réel sur les opérations" dans le détroit. L'annonce a été relayée sur les réseaux sociaux par le Conseil suprême de sécurité nationale et par la Marine des Gardiens de la Révolution.

Les prérogatives exactes de cette nouvelle structure n'ont pas été dévoilées dans l'immédiat. Mais selon le journal spécialisé Lloyd's List, elle est "chargée d'approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d'Ormuz". Les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d'équipage et leur itinéraire de transit prévu, d'après la même source.

Plus tôt ce mois-ci, la télévision d'État iranienne Press TV avait présenté cet organisme comme un "système destiné à exercer la souveraineté" de l'Iran sur le détroit d'Ormuz. Dimanche, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a affirmé que le pays avait "mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic" dans le détroit, qui serait bientôt opérationnel.

L'impossible retour à la normale ?

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne, l'Iran martèle que le trafic dans le détroit "ne retrouverait pas sa situation d'avant-guerre".

Le mois dernier, Téhéran a annoncé avoir perçu les premiers revenus issus des péages imposés sur cette voie stratégique. Le contrôle iranien de ce passage maritime, par lequel transite habituellement près d'un cinquième de la production mondiale de pétrole, perturbe les marchés énergétiques mondiaux et offre à Téhéran un important levier stratégique.

Les États-Unis maintiennent de leur côté leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

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