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Attentat en Tunisie : "Je sais que je n'oublierai jamais", lance la soeur d'une victime du Bardo

DOCUMENT RTL - La famille d'une des victimes souhaite porter plainte contre l'État tunisien, après qu'Huguette soit décédée lors de l'attentat au musée du Bardo.

Un policier armé devant le musée Bardo, théâtre d'un attentat ayant coûté la vie à 21 personnes, le 23 mars 2015.
Un policier armé devant le musée Bardo, théâtre d'un attentat ayant coûté la vie à 21 personnes, le 23 mars 2015.
Crédit : FADEL SENNA / AFP
Attentat en Tunisie : "Je sais que je n'oublierai jamais", lance la soeur d'une victime
01:40
Nicolas Burnens & Valentin Chatelier

La famille d'une des victimes du musée du Bardo veut porter plainte contre l'État tunisien. Elle déplore, près de 5 mois après l'attaque de mars dernier, le manque de sécurité ce jour là. Dominique, la sœur de la victime, se souvient encore de ce moment tragique.

"Je reverrai toujours la salle ou j'étais, ça a vraiment pété de partout. J'ai dit à ma nièce 'cache-toi entre le mur et la colonne on va se mettre là'", s'est-elle rappelée. "Je voyais ma sœur qui était à trois mètres de moi, qui se vidait de son sang. J'ai dit à ma nièce 'je vais enlever mon foulard et je vais aller lui faire un garrot. Ma nièce m'a retenue, m'a dit "n'y va pas, je vois le terroriste'. Je sais très bien que si j'avais voulu faire quelque chose je ne serais plus là, mais je n'ai rien pu faire", a expliqué Dominique.

"Ce genre de choses, ça ne doit pas recommencer. Comment se fait-il que les policiers qui devaient normalement garder le musée étaient au café ?", s'est-elle interrogée. La sœur de la victime a déploré le manque de sécurité. "Il n'y avait pas de sécurité. Peut-être que s'ils avaient été là, il y aurait peut être eu que des blessés légers", a-t-elle résumé.

On a l'impression qu'ils attendent qu'il se passe vraiment quelque chose, qu'il y ait 500 morts

Dominique, la sœur d'une victime

Celle qui est cadre à la poste n'a toujours pas repris le travail. "Je demande au gouvernement tunisien qu'il reconnaisse sa faute. On a l'impression qu'ils attendent qu'il se passe vraiment quelque chose, qu'il y ait 500 morts. S'il n'y a pas de sécurité en Tunisie, plus personne n'ira. Je sais que ne n'oublierais jamais, on ne peut pas", a-t-elle déploré.

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