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Alain Duhamel : "Erdogan est responsable, ça ne veut pas dire coupable"

REPLAY - ÉDITO - Certains soupçonnent le président turc Erdogan d'être lui-même responsable de l'attentat meurtrier de samedi. Est-ce vraisemblable ?

Alain Duhamel
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Crédit : Damien Rigondeaud
Alain Duhamel : "Erdogan est responsable, ça ne veut pas dire coupable"
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Alain Duhamel : "Erdogan est responsable, ça ne veut pas dire coupable"
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Erdogan est responsable mais ça ne veut pas dire qu'il soit coupable. Responsable, c'est évident car depuis qu'il a perdu le contrôle de la majorité il y a trois mois aux législatives, il mène une stratégie de la violence, de la déstabilisation. Il s'en prend très durement à l'opposition, il a ranimé la guerre contre les Kurdes. Il multiplie les prises de position fracassantes. Donc incontestablement il joue un rôle

En même temps, ce serait un risque gigantesque de sa part. Mais il y a d'autres pistes. Le gouvernement mentionne celle des personnes qui manifestaient le jour de l'attentat, ce qui paraît peu vraisemblable. En revanche, l'hypothèse de Daesh est tout à fait plausible. Ils ont de nombreux militants, ils ont déjà organisé des attentats en Turquie. Cette dernière vient d'ailleurs de changer de comportement à l'égard de l'organisation et a commencé à lutter contre elle. Donc l'état islamique aurait toutes les raisons d'avoir agi.  

La Turquie va mal et ce n'est pas une bonne chose

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Pour la Turquie, c'est une métamorphose et une régression impressionnantes. Dans la région, la Turquie était encore il y a deux ans un modèle de réussite. La démocratie avait l'air de progresser, l'islamisme était modéré, la croissance était forte et le président Erdogan semblait relativement pacifique. Aujourd'hui, la croissance a baissé, l'insatisfaction sociale est très importante. Erdogan a repris la guerre contre les Kurdes. 

La Turquie va mal et ce n'est pas une bonne chose. Cela nous concerne car la Turquie est un élément essentiel dans le contrôle et la possibilité de ralentir la pression migratoire. Il y a 2,2 millions de Syriens actuellement réfugiés en Turquie. L'UE voudrait renforcer son rôle et organiser sur place les centres d'identification et de regroupement. Puis, dans la lutte contre Daesh, si la Turquie entre réellement en jeu, ça changerait beaucoup de choses. Enfin, la Turquie est un point essentiel de stabilité dans la région, surtout au moment où l'Iran est de retour et que la Russie mène une politique pour le moins aventuriste.

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