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Alabama : pourquoi la défaite républicaine est une claque pour Donald Trump

Le président américain Donald Trump a essuyé une nouvelle défaite politique majeure mardi dans l'Alabama, où le candidat qu'il soutenait a été battu par un démocrate.

Sénatoriales en Alabama : pourquoi la défaite républicaine est une claque pour Trump
Sénatoriales en Alabama : pourquoi la défaite républicaine est une claque pour Trump Crédit : JIM WATSON / AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Un exploit historique pour Doug Jones, un revers de taille pour Donald Trump. En effet, le candidat démocrate a battu l'ancien magistrat ultra-conservateur Roy Moore à l'issue d'une campagne virulente qui a captivé les États-Unis. Cette défaite aux élections sénatoriales en Alabama va priver les républicains d'un précieux siège à la chambre haute du Congrès et renforcer la confiance des démocrates.

Selon des résultats portant sur la totalité des bureaux de vote, Doug Jones a obtenu 49,9% des voix, contre 48,4% pour Roy Moore. Ce revers est une défaite majeure pour le président américain qui soutenait le candidat républicain dans ce bastion de l’Amérique conservatrice. Il avait pourtant appelé ses partisans dans l'Alabama "à la loyauté au nom de la poursuite de son programme de réformes".
 
Dans un tweet, Donald Trump a acté la défaite de son camp, tout en occultant son candidat Roy Moore, dont la campagne a été dominée par des allégations d'agression sexuelle sur deux mineures il y a plusieurs décennies. 

Une majorité de plus en plus courte au Sénat

Paradoxalement, pour le parti républicain, la défaite de leur candidat est aussi un soulagement. Elle lui évite d'avoir à gérer le cas Roy Moore, et d'être sali par association. Contrairement à Donald Trump, la plupart des élus républicains avaient retiré leur soutien à Roy Moore après la publication de témoignages de femmes, afin d'éviter d'être sali par association. 

Donald Trump n'avait pas tenu compte des allégations contre Roy Moore et était allé à l'encontre de l'avis de plusieurs élus républicains dans le but de conserver ce siège et de poursuivre son train de réformes. Désormais, la majorité républicaine au Sénat sera de 51 sièges sur 100, réduisant sa marge de manœuvre au quasi-minimum.  

Si les démocrates peuvent gagner dans l'Alabama, nous pouvons concourir partout.

Hillary Clinton
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L'exploit de Doug Jones dans l'Alabama donne des ailes au parti d'opposition, qui a déjà obtenu un carton plein le mois dernier lors d'une série d'élections dans le pays. Jamais depuis 1992 un démocrate n'avait été élu sénateur dans cet État du Sud, considéré comme conservateur. 

"Le pays n'oubliera pas que l'Alabama a voté pour l'espoir, et que Donald Trump s'est rangé du côté d'un agresseur sexuel présumé d'enfants qui voulait ramener l'Amérique en arrière", a écrit dans un tweet le sénateur du Maryland Chris Van Hollen.  

"Vous ne pouvez prétendre être le parti des valeurs familiales tant que vous accepterez des hommes ignobles comme Roy Moore", a déclaré pour sa part le président du parti démocrate, Tom Perez. Et même l'ancienne adversaire à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton, a réagi à cette victoire historique de Doug Jones : "Si les démocrates peuvent gagner dans l'Alabama, nous pouvons, et nous devons, concourir partout". 

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