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Salon de l'Agriculture 2016 : la France demeure la première puissance agricole de l'UE

REPLAY / ÉDITO - Les difficultés du monde agricole français sont bien connues. Les statistiques montrent pourtant que nous restons une grande puissance dans ce secteur.

Des vaches dans l'ouest de la France (archives)
Des vaches dans l'ouest de la France (archives)
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Salon de l'Agriculture 2016 : la France demeure la première puissance agricole de l'UE
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Salon de l'Agriculture 2016 : la France demeure la première puissance agricole de l'UE
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Loïc Farge
Loïc Farge

La France a des difficultés (RTL est allé le constater sur le terrain), mais cela ne doit pas masquer l'état général de ce secteur. Toutes productions confondues, nous sommes toujours le premier producteur agricole du continent. Nos 475.000 exploitations céréalières, animales, fruitières, maraîchères ou viticoles produisent 18% de toute la richesse extraites du sol européen. L'agriculture française, c'est celle de la première nation contributrice de l'agriculture européenne (74 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Les crises du lait, de l'élevage, du porc sont rudes. Elles ne signifient pas que nous avons perdu notre rang de grande puissance agricole et agro-alimentaire.

En termes de ressources et de dynamisme, les vins et spiritueux font un parcours tout à fait remarquable. À l'instar des céréales, nos exploitants fournissent 73 des 331 millions de tonnes produits en Europe. Nous sommes aussi leader dans l'élevage bovin. Avec 19 millions de tête dans les étables, nous possédons 20% du cheptel continental.

Il faudrait être neurasthénique pour ne pas envisager un avenir positif

Christian Menanteau

Quand on va au bout des 200 pages de statistiques du bilan d'Eurostat, on constate que nous exportons 10 milliards d'euros de plus que nous achetons de produits agricoles à l'étranger. Si nous sommes désormais derrière les Pays-Bas et l'Allemagne en termes d'exportations, c'est tout simplement que ces deux pays achètent chez nous, en Italie ou en Espagne, des productions qu'elles revendent ensuite sous leurs couleurs nationales.

À la lecture de ces chiffres, on peut à l'évidence dire que le malaise en France est passager. Nous sommes dans une phase de transition difficile et douloureuse. Ainsi, 9% des exploitations ont disparu ces dernières années. Il y aura certainement d'autres aménagements, des filières à bâtir, un carcan administratif à secouer, des monopoles syndicaux à démanteler. Mais quand un pays possède 25 millions d'hectares cultivés par de bons professionnels - ce qui représente la bagatelle de 10 millions d'hectares de plus que l'Allemagne, qui porte 82 millions d'habitants -, il faudrait être neurasthénique pour ne pas envisager un avenir positif.

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