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Les contributions économiques de l'immigration en France 

REPLAY / ÉDITO - Le magazine "Capital" en partenariat avec "RTL" s'est livré à une évaluation économique de l'immigration en France.

Les contributions économiques de l'immigration en France 
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Les contributions économiques de l'immigration en France 
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La France n’a pas d’outil statistique complet sur les questions de la contribution des étrangers à la vie économique, et la part de finances publiques qui leur est consacrée. Les considérations sont donc trop souvent idéologiques. D’un côté on assure que les immigrés sont une chance pour la France, qu’ils ne coûtent rien aux finances publiques. De l’autre on considère que les immigrés, et en particulier ceux du Maghreb et d’Afrique coûtent des milliards à la collectivité, ne font aucun effort pour rejoindre la République et préfèrent l’assistanat et la combine. C’est donc entre ces 2 caricatures qu’il faut poser sans idées préconçues les chiffres essentiels.

Les travaux académiques les plus sérieux sont clairs : sans ses 1,3 millions travailleurs immigrés légaux, la France ne serait pas la 6° puissance économique mondiale. D'abord parce qu’ils occupent des fonctions que les "français de souche", comme dirait le chef de l’État, ne veulent pas assumer : plus de 50 % des vigiles du pays sont étrangers. 31 % des aides à domicile sont des immigrées, ils sont 24 % dans le textile, 20 % dans la restauration. Et 65 % des patrons du BTP concèdent qu’ils ne peuvent pas faire tourner leurs entreprises sans eux. Au total, 73 % des étrangers travaillent dans le nettoyage, le gardiennage, la restauration et la logistique.

Un taux de pauvreté trois fois supérieur à la moyenne

Et ce sont eux qui, via les CDD Kleenex, offrent de la compétitivité et de la flexibilité dans ces métiers indispensables. Mais aussi parce qu'ils sont indispensables dans des métiers en pénurie : les médecins étrangers font tourner nos hôpitaux, les informaticiens nos réseaux. Les 25.000 chefs d’entreprises issus de l’immigration, dont notre dossier souligne les réussites, génèrent de l'emploi et des impôts.

Le taux de pauvreté des foyers immigrés est 3 fois supérieur celui de la moyenne française. Il est donc normal qu’ils consomment plus de prestations sociales. Au total, ces aides sociales représentent 24.2 % du revenu pour les immigrés africains et 6.6% pour ceux nés dans l’Union européenne C’est le reflet de leur faible insertion dans le travail : un taux de chômage moyen de 8,8 % pour les enfants de personnes nées en France et de 24 % pour ceux dont les parents sont non-européens.

La République investit lourdement avec des résultats mitigés

Mais ce ne sont pas les seuls éléments à considérer : la République n’a jamais lésiné sur les budgets destinés à favoriser l’intégration : 5 milliards par an pour les HLM, 1 milliards pour l’éducation prioritaire, 900 millions pour l’aide médicale et des centaines de millions pour les associations d’insertion, les contrats jeunes, etc. La République investit lourdement pour ces populations. Avec des résultats mitigés. En 2008, l’Institut National d'Etudes Démographiques montrait que 26 % des jeunes immigrés asiatiques décrochaient un diplôme de l’université contre 8 à 15 % pour ceux dont les parents sont arrivés d’Afrique ou du Maghreb.

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Le poids de la crise, la ghettoïsation, les discriminations à l’embauche sont à prendre en compte, ce ne sont pas les seules explications de ce décalage : la réussite des immigrés d’Asie en est la preuve. Les économistes estiment que l'adhésion aux codes économiques et sociaux de la société française joue aussi un rôle important dans l’intégration.

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