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Immobilier : les loyers d'un quart des studios pourraient être plafonnés à Paris

L'encadrement des loyers pourrait avoir des effets sensibles dans de nombreux quartiers de la capitale.

Des immeubles à Paris (illustration)
Des immeubles à Paris (illustration)
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'encadrement des loyers prévu à Paris dès l'été 2015 pourrait avoir des effets sensibles dans de nombreux quartiers tant cossus que populaires et dans certains cas, toucher un logement sur quatre à la relocation, selon les évaluations disponibles. Institué par la loi Alur du 24 mars 2014, ce dispositif prévoit qu'à la signature d'un nouveau bail ou lors d'un renouvellement, le loyer d'un logement ne puisse dépasser de 20% un loyer de référence fixé par arrêté préfectoral, ni lui être inférieur de 30%. 

Ce loyer de référence, décliné par type de bien (studio, 2 pièces, 3 pièces, "4 pièces et plus") et par période de construction ("avant 1946", 1946-1970, 1971-1990 et "après 1990") sera égal ou proche des loyers médians calculés par l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne. L'observatoire a divisé la capitale en 14 zones aux niveaux de loyers homogènes, distinctes du découpage en arrondissements, et rendu publics, début mai, ses calculs de loyers médians. 

Au vu de ces chiffres, il apparaît que dans certains quartiers et sur certains types de biens, l'effet de l'encadrement sera notable, en particulier pour les studios situés dans des immeubles datant d'avant 1946 (comme 70% du parc immobilier), mais aussi pour des logements plus grands. Et ce, tant dans les arrondissements chics que dans les quartiers plus populaires. Ainsi dans le nord du XVIe arrondissement (quartiers de la Porte Dauphine, Chaillot et la Muette), dans les immeubles antérieurs à 1946, environ un studio  sur quatre, devrait, à la relocation, voir son loyer plafonné car il excède le loyer majoré autorisé, à savoir 31,70 euros le m².  

Des studios aux grands logements

Il s'agit souvent d'anciennes "chambres de bonnes" transformées en logement et louées au prix fort, à des prix au m² parmi les plus chers de la capitale. De même, dans certains quartiers de deux arrondissements plus populaires, le IXe et le Xe, près d'un quart des studios situés dans des immeubles datant de 1946 à 1970, pourraient voir leur loyer baisser, car il dépasse les 28 euros au m² autorisés dans ces zones. Il s'agit des quartiers du Faubourg-Montmartre, de Rochechouart, de la Porte-Saint-Denis et de St-Vincent-de-Paul. 

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Mais les studios ne seront pas les seuls touchés : certains grands logements de type familial pourraient eux aussi voir leur loyer abaissé. Ainsi dans les XIXe et XXe arrondissements parmi les plus accessibles de la capitale, les logements de "4 pièces et plus" dans des immeubles construits de 1946 à 1970 dont le loyer dépasse 18,50 euros le m², pourraient voir ce dernier baisser. Sont concernés : les quartiers de Charonne, Saint-Fargeau, Pont-de-Flandres, Amérique et La Villette. 

Les français en faveur de l'encadrement des loyers

En revanche, l'effet sur les deux pièces, le type de logement le plus important dans le parc locatif parisien, devrait être plus marginal. L'écart entre les loyers des plus onéreux et le loyer majoré autorisé est en effet bien  moindre, indiquant que peu d'entre eux sont susceptibles d'être plafonnés. Pour entrer en vigueur, l'encadrement doit encore être complété par un décret essentiel dont dépendra l'efficacité du dispositif: celui qui définit les cas où un "complément de loyer", au-delà de la majoration de 20%, sera toléré.

Celui-ci devrait être publié au Journal officiel d'ici deux à trois semaines. Une fois paru l'arrêté préfectoral fixant le loyer de référence, un délai de quelques semaines devrait s'écouler avant la mise en oeuvre effective de l'encadrement des loyers. Une majorité de Français souhaitent l'encadrement des loyers, selon un sondage Ipsos réalisé à l'automne pour la Fondation Abbé Pierre : 56% aimeraient le voir étendu à un maximum de grandes villes et "regrettent son abandon" à l'échelle nationale.

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